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vendredi 8 avril 2016

Il y a longtemps que je t'aime - Philippe Claudel

----Résumé----


Il me semble souvent que j’écris des romans comme le ferait un cinéaste, et j’ai eu le sentiment très net de réaliser mon film, Il y a longtemps que je t’aime, comme un écrivain compose un roman. Une fois le tournage passé, une fois le film achevé, je n’en avais pas fini avec l’aventure. Le désir de la réexplorer avec le recul, et avec les mots – ceux de l’écrivain ? ceux du cinéaste ? –, s’est alors imposé. J’ai songé aux décors, aux comédiennes, aux techniciens, au cadre, aux figurants […]. Bref, j’ai tenté de constituer un making of d’un genre particulier qui ferait comprendre la double nature qui est la mienne. Et il me semble aujourd’hui, grâce à ce petit livre qui peut se lire aussi comme une autobiographie fragmentée, tendre encore davantage la corde sur laquelle j’essaie de cheminer, depuis longtemps déjà. P. C.



----Mon avis----

Ce petit livre est dans ma PAL depuis 2011 je crois. Ayant lu "Les âmes grises" il n'y a pas longtemps j'avais envie de découvrir un autre roman de l'auteur. Je me suis donc jetée sur celui là!
Mais ce n'est pas véritablement un roman que nous découvrons, plutôt un making of du film réalisé par l'auteur en 2008.

Le livre est donc divisé en deux parties :

Une première partie sous forme de glossaire dans lequel l'auteur revient sur la conception du film , du choix des acteurs, des émotions et thèmes qu'il voulait développer dans son film. Mais il ne fait pas que ça il nous parle aussi de ce qui lui a ressenti, des réflexions qu'il a pu se faire une fois le film tourné etc. C'est donc un véritable petit making of que Philippe Claudel nous offre et j'ai trouvé ça très intéressant. Un très beau cadeau en somme de découvrir la naissance d'un projet. 

La deuxième partie du livre est tout simplement le scénario du film dans sa dernière version avant que ne commence le tournage. Un scénario qui nous permet donc de découvrir l'histoire de Juliette et Léa, deux soeurs séparées durant des années suite à un drame survenu dans la vie de Juliette.
Nous faisons donc la connaissance de deux soeurs qui doivent réapprendre à vivre à deux - Léa héberge sa soeur le temps que celle-ci retrouve une stabilité - à se redécouvrir malgré le silence, le mutisme de Juliette , les années d'absence, les non-dits... Peu à peu le personnage de Juliette s'ouvre enfin et se déleste d'un poids qu'elle porte depuis longtemps. La dernière scène m'a tout simplement mis les larmes aux yeux...

Je n'ai jamais vu le film donc ça a été assez spécial de le découvrir ainsi. Mais je trouve que cette approche n'est pas plus mal pour une fois si jamais je décide de regarder le film. Je saurais déjà où l'auteur a voulu nous emmener.
C'est donc le deuxième Philippe Claudel que je lis donc, et je peux vous dire que je tombe petit à petit amoureuse de sa plume. Dans le scénario, j'ai senti toute une palette d'émotions, je n'imagine pas ce que ça doit être dans le film. Je connais Philippe Claudel, auteur. Il ne me reste plus qu'à découvrir Philippe Claudel, cinéaste. 

mardi 29 mars 2016

Mrs Dalloway - Virginia Woolf

----Résumé----

Le roman, publié en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage.


Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l'immobilité. La qualité la plus importante du livre est d'être un roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et comme ailée. Les impressions y deviennent des aventures. C'est pourquoi c'est peut-être le chef-d'œuvre de l'auteur - la plus grande romancière anglaise du XXe siècle.


----Mon avis----

En ce moment, j'ai envie de lire énormément de classiques, des lectures avec lesquelles je pourrai un peu plus réfléchir. Mrs Dalloway faisait parti de ma liste depuis quelques années déjà, je l'avais même acheté en anglais avant de le racheter en français devant la complexité du texte. Première rencontre avec l'auteur qui , il faut le dire, ne m'a pas laissé indifférente.

Je dois le dire tout de suite, j'ai eu énormément de mal à me faire au choix de narration de l'auteur. En effet, Woolf passe des pensées d'un personnage à un autre, du présent au passé , sans réelle transition et dès le début j'ai été paumé ! Il faut vraiment être bien réveillé et bien concentré pour lire ce roman - ce que je n'étais pas puisque je suis tombée malade quelques jours après l'avoir commencé - une narration pour le moins originale mais qui m'a véritablement perturbée.
J'ai vécu cette lecture comme un véritable raz de marée humain ou la conscience des uns et les états d'âmes des autres se mélangent avec pour décor cette belle ville qu'est Londres. 

Les personnages se croisent sous le regard bienveillant de Big Ben - qui est pour moi un "personnage" tout à fait important puisque l'auteur y fait souvent référence, les gens se fient à cette grande horloge qui nous rappelle que le temps file. 
Le temps un élément important de ce livre puisque les événements de ce roman se déroule sur une seule journée avec pour point de départ Clarissa Dalloway qui sort de chez elle pour acheter des fleurs pour la réception qu'elle donne ce soir là et pour final cette fameuse réception. 
J'ai eu la sensation que cette réception n'était au final qu'une excuse afin que l'auteur puisse développer durant tout le roman les pensées des personnes que l'on croise tout le long du livre. 

J'ai eu une affection toute particulière pour Clarissa et pour Septimus mais je ne saurai pas réellement dire pourquoi, ce sont les passages que j'ai préféré qui m'ont un peu plus parlé. Mais j'ai vraiment eu la sensation de passer à côté de quelque chose. Je pense que ce n'était sans doute pas le bon moment pour moi de lire et découvrir ce roman. Peut-être le relirai je dans quelques années quand j'aurai quelques clé en plus pour l'apprécier. Néanmoins, j'ai trouvé la façon d'écrire de Virginia Woolf très intéressante et je pense que je me pencherai un peu plus sur son oeuvre d'ici quelques temps. Car il est indéniable que son écriture m'a interpellé. 

vendredi 5 février 2016

Les mots qu'on ne me dit pas - Véronique Poulain

----Résumé----

« “ Salut, bande d’enculés ! ” C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison. Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds. Je vais leur prouver que je dis vrai. “ Salut, bande d’enculés ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. » Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte. Son père, sourd-muet. Sa mère, sourde-muette. L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot. Le quotidien. Les sorties. Les vacances. Le sexe. D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie. D’une famille différente, un livre pas comme les autres.








----Mon avis----

Un livre dont je n'avais pas forcément entendu parlé mais quand j'ai lu la quatrième de couverture il m'a immédiatement fait penser à La Famille Bélier - et après vérification , le film est bien inspiré du livre - et j'ai eu envie de découvrir le livre puisque le film m'avait touchée mais sans plus ( mis à part la scène où Louane chante Je vole en langage des signes , là bonjour les larmes ! )

Et là, j'ai eu un énorme coup de ❤ ce qui m'arrive assez rarement quand j'y pense mais là ...
Dans ce court roman , l'auteur nous raconte au travers d'anecdotes tour à tour drôles, touchantes, son quotidien élevée par desparents sourds et muets. Un récit authentique qui nous permet de mieux se rendre compte de la difficulté que cela représente d'être la seule entendante de la famille. En plus, d'être authentique ce récit est raconté d'une manière à la fois drôle et touchante sans jamais tomber dans le pathos. Malgré la honte et la colère qui transparaît parfois du récit , on sent toujours que l'amour est toujours là en filigrane.

Une lecture pendant laquelle j'ai souri, été émue... Tout un tas d'émotions se sont bousculées lors de ma lecture. Et ça fait un bien fou au cœur croyez moi. Car malgré le sujet difficile, c'est vraiment le genre de lecture qui vous font du bien parce que c'est beau, émouvant, touchant. Et je ne pourrais que vous le conseiller ! 

vendredi 15 janvier 2016

Le parfum - Patrick Süskind

----Résumé----

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.
Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car " qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ".

C'est son histoire, abominable... et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial.


----Mon avis----

Un livre dont j'entendais sans cesse parler . Considéré comme un classique il a d'abord traîné sur ma wish-list quelques temps avant que je ne me décide à l'acheter et le lire quelques mois après. Le soucis que j'ai souvent c'est d'en attendre trop quand le livre est "encensé" et je suis toujours au final déçue et c'est ce qui s'est passé ici avec Le parfum ...

Le roman est divisé en quatre parties durant lesquelles nous allons suivre le destin de Jean-Baptiste Grenouille de sa naissances dans le Paris infâme et puant du 18ème siècle en passant par ses errances où il aura tout le loisirs de faire ses armes et de développer son don - car Grenouille est né avec un odorat très prononcé - à sa mort .

C'est un roman très particulier, parfumé où les odeurs priment sur tout autre chose, avec des descriptions très odorantes l'auteur nous pousse à faire travailler notre odorat en imaginant les odeurs et à nous immerger totalement dans l'ambiance - assez glauque avouons le .

On va dire que dans l'ensemble j'ai apprécié ma lecture mais comme je le disais plus haut j'ai été déçue dans le sens où je ne m'attendais pas du tout à ça - et allez savoir à quoi je m'attendais ? toujours est-il que je m'attendais à plus. Je ne me suis pas du tout attaché à Grenouille il m'a très vite répugnée, je n'arrivais pas à le cerner et ai été un peu horrifiée par un tel destin.
De plus, j'ai trouvé que les quatre parties composant le roman sont assez inégales. Certaines m'ont beaucoup plu tandis que d'autres m'ont paru vraiment longuettes. Et je pense même que la dernière partie était carrément de trop et complètement WTF ? J'ai vraiment été mal à l'aise à la fin du roman .

Bref, un roman dont j'en attendais sans doute trop et à côté duquel je suis passé ! 

mardi 5 janvier 2016

Les âmes grises - Philippe Claudel

----Résumé----

Nous sommes en 1917 dans une petite ville de province. Toute la société des notables est présente et tient son rôle. Le maire, le juge, le procureur, le flic, le médecin… tous font rouler depuis des années l’agréable train-train de la comédie sociale faite d’amicaux échanges. C’est curieux, même la Grande Guerre ne semble pas avoir bousculé les positions et les habitudes de chacun. Tout reste bien en place dans l’immuable tranquillité de la bourgeoisie sûre d’elle-même. Pourtant tout bascule lorsqu’une fillette de 10 ans est retrouvée morte dans l’eau. La petite Belle-de-Jour, comme on l’appelle. Tous la connaissent, elle servait au Rébillon, la seule brasserie restaurant du coin. "Bien, bien, bien…" reprend le juge, tout content d’avoir un meurtre, un vrai à se mettre sous la dent, un meurtre d’enfant en plus, et de petite fille pour couronner le tout. Dès lors, le soupçon gagne et rogne les âmes grises de nos notables. En premier lieu le procureur qui habite au château, juste à côté du lieu du meurtre…



----Mon avis----

Philippe Claudel est un auteur que je souhaitais découvrir depuis quelques temps déjà. C'est son passage à La Grande Librairie - décidément - qui m'aura décidé à sortir un de ses romans que j'avais dans ma PAL . Et je regrette de n'avoir pas été curieuse plus tôt car j'ai eu un véritable coup de cœur pour la plume de l'auteur.

La vie d'une petite ville de province bascule le jour où est retrouvé le corps d'une fillette de 10 ans est retrouvée dans l'eau . Cet événement sert de point de départ au narrateur - qui n'est autre que le policier chargé de l'enquête - pour nous raconter le vie de ce petit village et surtout de s'attarder sur certaines personnes notables .

Au delà d'un simple portrait c'est l'âme de ces personnes que Philippe Claudel nous décrit. Il nous montre ainsi que nous ne sommes ni tout blanc, ni tout noir comme le dit un des personnage :

" Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne." 

J'ai trouvé ce roman poignant, sombre et parfois pesant emmené par la plume de l'auteur qui  m'a littéralement emportée. Je me suis attaché au narrateur , je l'ai trouvé tellement touchant... La dernière phrase m'a soufflée tellement que je ne m'y attendais pas. Ça tombe comme un couperet, on ne voit rien venir et on reste là bouche bée ...

Si vous ne connaissez pas encore ce livre, je ne peux que vous le conseiller. Quant à moi je pense me plonger très rapidement dans un autre livre de l'auteur. J'ai rarement des coups de cœurs comme ça mais quand ça arrive je me dois d'approfondir l'univers de l'auteur !

mardi 29 décembre 2015

La servante du seigneur - Jean-Louis Fournier

----Résumé----

Ma fille était belle, ma fille était intelligente, ma fille était drôle…
Mais elle a rencontré Monseigneur. Il a des bottines qui brillent et des oreilles pointues comme Belzébuth. Il lui a fait rencontrer Jésus. Depuis, ma fille n’est plus la même.
Elle veut être sainte.
Rose comme un bonbon, bleue comme le ciel.


----Mon avis----

Comme tous les romans de Jean-Louis Fournier ce roman est assez court et se lit très rapidement. Un roman court oui mais qui a fait mouche une fois de plus pour ma part !

J'ai ressenti cette lecture comme une longue lettre que l'auteur aurait adressé à sa fille, une lettre qui n'est pas personnelle puisque nous avons ce roman entre les mains mais j'ai eu la sensation que Jean-Louis Fournier désirait nous faire part de son incompréhension . L’incompréhension d'un  père qui ne comprend pas sa fille et son choix de rentrer dans les ordres. Entre colère et incompréhension l'auteur nous fait donc part de son ressenti.

Et j'ai été très touchée car on sent tout le désarroi de ce père qui tente par tous les moyens de comprendre ce qui aurait pu pousser sa fille et il le fait parfois d'un ton grave, parfois en essayant l'humour et j'ai trouvé ça à la fois drôle et touchant. 
J'ai aussi vraiment beaucoup aimé la réponse de sa fille que j'ai trouvé pleine d'humour et on devine très bien d'où elle tient ça ! Les chiens ne font pas des chats comme on dit !

vendredi 25 décembre 2015

{Twilight #3} Hésitation - Stephenie Meyer

----Résumé----


"Deux futurs, deux âmes sœurs... C'était trop pour une seule personne. Je compris que ce n'était pas Edward et Jacob que j'avais essayé de réconcilier, c'étaient les deux parts de moi-même, la Bella d'Edward et la Bella de Jacob. Malheureusement, elles ne pouvaient coexister et j'avais eu tort de tenter de les y contraindre. A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j'ai besoin... ni de ce que je vais faire, là, maintenant."




----Mon avis----

Oh mon dieu, je crois que je n'ai jamais eu autant envie de claquer mon livre contre le mur et de passer à autre chose.
Levez la main ceux qui ont lu ce livre et qui ont eu envie tout comme moi de prendre cette chère Bella et de la balancer par dessus bord ?

J'ai trouvé ce tome long mais long les amis et rien que d'y repenser je suis énervée !
Bref, pour l'histoire nous retrouvons Edward et Bella à Forks tout roule sur des roulettes enfin si on veut puisque Bella ne peut plus voir Jacob parce qu'elle n'a pas envie de faire mal à Edward et patati et patata :-D , parallèlement à ça il y a une vague de meurtres à Seattle, quelqu'un semble vouloir créer une nouvelle "armée" de vampires.

Cette partie là du roman aurait pu m'intéresser sauf que cela est traité à la toute fin et que pour arriver jusque là on doit se farcir le perpétuel questionnement de Bella qui ne sait pas qui choisir entre Edward et Jacob. Et j'ai trouvé le temps long ! Je lisais parce que bon j'avais envie de savoir le fin mot de l'histoire mais alors entre le manque d'actions, Bella que j'avais envie de tarter toutes les dix pages, j'avais hâte de le finir ce tome 3 - qui porte bien son nom d'ailleurs.

Par curiosité j'ai été voir le nombre de pages du tome 4 et j'ai vu qu'il était plus long que le tome 3 ... J'espère qu'il est moins chiant que celui-ci car sinon ça va pas me donner envie de lire la fin et pourtant il y a certaines choses que j'aimerai voir... On verra !

vendredi 18 décembre 2015

Et puis, Paulette ... - Barbara Constantine

----Résumé----

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…



----Mon avis----

Ferdinand se sent bien seul dans sa grande ferme vide depuis le décès de sa femme. Un jour, suite à un orage , il vient rendre visite à sa voisine pour s'assurer que tout se passe bien pour elle. Mais voilà qu'il découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. C'est alors que ses deux petits fils - les Lulus comme il les appelle - vont lui proposer de l'inviter à la ferme. Idée qui ne cessera de trotter dans la tête de Ferdinand jusqu'à ce qu'il accepte.
Petit à petit d'autres vont venir s'ajouter et c'est ainsi que sous nos yeux va se créer une chouette petite communauté intergénérationnelle.

J'ai trouvé ce roman - tout comme les autres romans de Barbara Constantine que j'ai lu - frais, léger et touchant mais il ne sera pas celui qui m'aura le plus touchée. J'ai aimé voir la communauté grandir, les voir s'aider les uns et les autres et voir certains sujets traités - la précarité, la solitude chez les personnes agés - avec parfois une certaine légèreté mais j'ai trouvé le temps assez long parfois et je pense que je suis passé à côté de l'histoire à de nombreuses reprises.

Mais la plume de l'auteur reste toujours la même, cette facilité à raconter les choses, à nous décrire des situations de la vie de tous les jours et à nous dresser le portrait de gens vrais, touchants. Et c'est ça que j'aime chez elle car tous ces personnages sont remplis d'humanité et ça fait chaud au cœur !

mercredi 16 décembre 2015

Une forme de vie - Amélie Nothomb

----Résumé----


"Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau."


----Mon avis----

LC avec Madleen

Un jour, Amélie Nothomb reçoit une lettre d'un genre particulier. En effet, un soldat posté en Irak lui demande de l'aider car il sait qu'elle seule peut le comprendre. 
Démarre ainsi une correspondance dans laquelle A. Nothomb et son interlocuteur vont échanger sur plusieurs sujets notamment l'obésité, la guerre en Irak etc... 

Pour moi ce fut une lecture très intéressante, j'ai eu la sensation d'apprendre des choses. J'ai aimé aussi voir peu à peu l'auteur lié une amitié avec son correspondant, attendre avec une certaine impatience une nouvelle lettre de sa part . Ce qui est très intéressant aussi c'est qu'entre deux correspondances l'auteur nous donne son avis sur le genre épistolaire qu'elle affectionne tout particulièrement. Elle nous confie quelle type de lettres elle aime recevoir et ce rapport qu'elle entretient avec son public. Je ne m'attendais pas du tout à la fin, je dois dire que l'auteur a réussi son coup car je n'ai rien vu venir. Et les dernières lignes sont assez concasses ! 

Il s'agit pour moi du meilleur Nothomb que j'ai lu jusque ici. Je sais que j'en ai encore beaucoup à découvrir mais celui-là me restera en tête assez longtemps je pense. Un livre que j'ai dévoré en une après midi et qui me efface un peu ce que j'avais ressenti en lisant Métaphysique des tubes.

vendredi 4 décembre 2015

Chouette, une ride ! - Agnès Abécassis

----Résumé----

Vous ne mentirez plus jamais sur votre âge !! Anoushka est une jeune auteure de thrillers. Enfin, « jeune », c’est ce qu’elle croyait, avant qu’une succession de micro évènements humiliants se produisent dans sa vie, lui faisant brutalement prendre conscience qu’elle a déjà trente-six ans. C’est à dire techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante. Elle mène, par ailleurs, une vie totalement ordinaire, entre son métier aux aspects solitaires, ses tâches ménagères barbantes, ses deux filles qui grandissent, son (second) mari toujours ronchon, et sa chienne, une adorable petite boule de poils incontinente. Engluée dans son quotidien, Anoushka étouffe et réalise combien le temps passe vite. Ses années d’insouciance sont déjà si loin… Alors, lorsque sa cousine se marie à l’autre bout du pays, c’est avec sa meilleure amie célibataire qu’elle file célébrer l’événement. Au programme, régression totale : fringues d’ados, propos indignes d’une mère de famille, et surtout envie de respirer un peu… Mais ce mariage va lui réserver bien des surprises. Elle voulait vivre de nouvelles aventures ? Elle va en avoir…





----Mon avis----

Après Derrière la grille il me fallait un livre léger et c'est donc tout naturellement que je me suis tournée vers Chouette, une ride ! d'Agnès Abécassis. J'avais déjà lu de cet auteur et de mon souvenir j'avais plutôt apprécié...

Avec Chouette, une ride! ça n'est malheureusement pas du tout passé. Très vite, je me suis ennuyée lors de ma lecture. Pourtant en matière de chick-lit, je suis plutôt bon public mais là je suis totalement passée à côté!  Je ne me suis pas du tout attaché à Anouchka , je n'ai pas ri ou très peu et j'avais hâte de le finir.

Ça m'arrive rarement avec des livres en général je n'ai jamais trop de déconvenues mais là ce livre ne restera pas longtemps dans ma mémoire et ça ne me donne pas forcément envie d'en lire un autre de l'auteur - ou alors faudra vraiment bien me le vendre!

mardi 24 novembre 2015

Les terres saintes - Amanda Sthers

----Résumé----

Saviez-vous qu'en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d'Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d'Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d'amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d'amour et ses zones d'ombre. C'est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu'on n'a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. A.S.









----Mon avis----

Il y a peu de temps, j'ai eu ce qu'on appelle un véritable coup de foudre littéraire pour Amanda Sthers que j'ai découvert avec son roman Rompre le charme. Et quand j'ai un coup de foudre comme cela, il me faut très rapidement lire d'autres romans de l'auteur. C'est donc sans hésitation que j'ai emprunté Les terres saintes à la médiathèque et grand bien m'en a pris car ce fut une fois de plus un véritable coup de ❤.

Les terres saintes c'est d'abord un roman épistolaire, un genre que j'aime plutôt car je trouve bizarrement qu'on est encore au plus près des personnages en lisant leur correspondance que dans un "simple" roman. Une fois le livre refermé, je me suis fait la réflexion que le choix narratif était un excellent choix et que le roman n'aurait pas été si poignant, drôle, s'il en avait été autrement.
Mais que raconte donc ce roman épistolaire? Les terres saintes c'est avant tout l'histoire d'une famille éparpillée aux quatre coins du globe. Parce que les mots sont si difficile à sortir parfois il est peut-être alors plus facile de se dire les choses de loin et quoi de mieux pour ça que de s'envoyer des lettres ?

Mais c'est aussi une histoire qui parle de religion , d'amitié improbable, d'amour et puis de silence, de ce silence qui s'installe entre les membres d'une famille et qui gâche tout, fait perdre un temps précieux. Ça commence à Tel-Aviv et ça se termine à Paris là où le cœur est véritablement.

Amanda Sthers m'a une fois de plus charmée. Une plume touchante, vraie et un humour terrible même sur des choses délicates mais dit avec tellement de finesse... J'ai refermé le livre et n'avait qu'une envie le relire. Alors n'hésitez pas si vous n'avez pas encore découvert la plume d'Amanda Sthers foncez ! 

vendredi 13 novembre 2015

Les oiseaux - Daphné Du Maurier

----Résumé----

Au coeur de la nuit, le vent d'est cingle la falaise. Entre deux rafales, des nuées d'oiseaux cognent aux vitres. Mais ce n'est pas la peur qui les précipite avec une telle force vers le monde des hommes... On retrouvera ici - et pas moins terrifiant - le récit qui inspira son chef-d'oeuvre au maître de l'angoisse, Alfred Hitchcock. Dans les autres nouvelles de ce recueil, l'horreur se fait plus insidieuse, le fantastique à peine étranger au réel. Il suffit d'un pommier à forme étrangement humaine, ou d'une ouvreuse de cinéma qu'un jeune mécanicien a envie de suivre après la séance...







----Mon avis----

Les Oiseaux du célèbre maître du suspens Alfred Hitchcock est un film qui m'a fait frissonné durant mon adolescence ce n'est pas tant un film qui fait véritablement peur mais tout est suggéré, on sent très vite une ambiance pesante face à cette horde d'oiseaux qui débarquent dont ne sait où , c'est une peur et une angoisse palpable tout le long et j'ai ressenti exactement la même chose en lisant la nouvelle de Daphné Du Maurier on ne sait pas ce qui se passe et c'est ce qui nous effraie le plus.

"Les Oiseaux" ,qui a donné son nom au recueil de nouvelles, n'est pas la nouvelle qui m'aura le plus impressionné mais je remarque tout le talent de l'auteur pour nous plonger dans une ambiance angoissante voire même cruelle parfois notamment dans la nouvelle intitulée "Le petit photographe". Je me suis régalée avec ce recueil, vraiment. L'angoisse, la tension monte peu à peu et on est toujours " essoufflés " une fois la fin arrivée. La fin qui m'aura le plus désarçonnée est celle de la nouvelle intitulée "Le vieux" j'ai eu l'impression de me faire berner du début à la fin par l'auteur et je dois dire que ça a bien fonctionné ! Les autres nouvelles qui m'ont vraiment plu sont " Encore un baiser" et "Le Pommier" .

J'ai découvert Du Maurier avec Rebecca que j'avais tout simplement adoré et j'ai poursuivi avec Le bouc émissaire qui m'avait tout autant plu. Ici, mon coup de cœur pour l'auteur se confirme et je continuerai mon exploration des ses œuvres avec grand plaisir.


mardi 3 novembre 2015

Métaphysique des tubes - Amélie Nothomb

----Résumé----

Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante.
L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant... Avec cette " autobiographie de zéro à trois ans ", la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.




----Mon avis----

Honnêtement , je ne sais toujours pas quoi penser de ce livre tant il me parait être un ovni . J'ai été vraiment dérouté dès le début du roman, je ne savais pas où l'auteur voulait nous emmener ni même de quoi elle parlé .

Une fois l'épisode "tube" passé , j'ai été un peu plus à l'aise et ai mieux apprécié ma lecture. J'ai aimé la façon dont A.Nothomb racontait son enfance, comment grâce à sa grand mère et son chocolat blanc elle s'est enfin ouverte au monde extérieur. Le ton employé et sa façon d'exprimer les choses m'ont beaucoup fait rire. J'ai trouvé ce roman complètement barré à l'image de l'auteur.

Je ne m'attendais vraiment pas à ça en fait et je pense que c'est ce qui m'a perturbé. J'avais beaucoup aimé Acide Sulfurique mais je crois que là je vais considérer ce roman comme à part tant j'ai eu l'impression d'être à côté de mes pompes parfois. J'ai d'autres romans de l'auteur dans ma PAL ,mais  cette déconvenue ne m'arrêtera pas pour les découvrir ! 

vendredi 23 octobre 2015

Rompre le charme - Amanda Sthers

----Résumé----

« Quand j’avais six ans, mon oncle Benoît s’est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu’il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux : Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s’occupait de nous n’était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j’ai des enfants, l’âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l’âge de Benoît. Depuis plus d’un an, Benoît hante mes rêves et me dit qu’il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c’est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n’est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s’abatte, que l’histoire se répète, pour rompre le charme. »







----Mon avis----

Depuis que j'ai refermé ce livre, j'y pense souvent. Il a laissé quelque chose en moi . Je crois que je n'ai jamais été happé de cette manière par la plume d'un auteur. Vous savez ce genre de plume qui vous attrape et que qui ne vous laisse aucun répit, elle vous retourne, vous prend aux tripes. Je ne pensais pas du tout ressentir ça pour ce petit livre que j'ai acheté totalement par hasard il y a plus d'un an. Je connaissais l'auteur de nom mais ne m'était jamais penché sur son oeuvre . Première rencontre donc avec Amanda Sthers et croyez moi ça ne sera pas la dernière. J'ai eu un véritable coup de coeur et pour l'histoire et pour la plume de l'auteur. 

Dans ce roman, Amanda Sthers revient sur un drame qui a secoué sa famille. Alors qu'elle n'avait que six ans, son oncle Benoît se suicide. Un suicide qui entraînera selon l'auteur la "mort" de sa mère. Dès lors, c'est comme s'il y avait deux personnes bien distinctes et Amanda ne reconnaît plus cette personne qu'elle appelle Viviane, il y avait Maman il y a maintenant Viviane. Pourtant, elle ressemble étrangement à sa mère. La même façon de s'habiller, les mêmes gestes mais quelque chose s'est éteint en elle et elle n'est plus la que l'ombre d'elle même. 
Elle va alors essayer de comprendre pourquoi, de faire éclater certains secrets de famille pour "rompre" avec ce passé afin que la mort de son oncle cesse de peser sur sa famille, que sa mère puisse enfin être libérer de ce "poids" et redevenir celle qu'elle était. J'ai eu l'impression que l'écriture de ce livre à un peu servi de thérapie à l'auteur. Enfin je l'ai ressenti comme ça.

Bref, une excellent lecture pour moi et je ne regrette pas du tout de ne pas m'être fier aux notes que j'ai pu voir sur le net ! Et j'ai hâte de replonger très rapidement dans un autre roman de l'auteur!

mardi 13 octobre 2015

Gamines - Sylvie Testud

----Résumé----

« - Qu'est-ce que tu faisais dans la chambre de maman ?
- J'ai volé une photo. Une toute petite photo.
- Tu lui ressembles tellement, a dit ma sœur.
J'ai mis la photo dans la poche de mon jean. Je me suis assise dessus pendant trente ans.
- La photo est ressortie de ma poche! j'ai dit à mes sœurs. J'ai vu l'homme de la photo !
- Qui ?
- Celui qui porte le même nom que nous, le même nom que moi. Ce n'est pas une photo, c'est un homme !

J'ai donc un père. Que dois-je faire? Trente ans que je réponds: « Je n'ai pas de père. Je n'ai qu'une photo. » Devant les mines compatissantes, je réponds depuis trente ans : « Je n'ai pas de père, mais je m'en fiche, c'est comme ça. »








----Mon avis----

Gamines fait parti de ces livres que j'ai acheté sur un coup de tête après avoir vu un extrait du film. Mais voilà le livre est resté plus de 4 ans dans ma bibliothèque ... Il était donc temps que je le sorte de sa cachette !
Et j'y ai découvert une très jolie l'histoire.

L'histoire d'une maman célibataire qui élève seule ses trois filles aux caractères bien différents. L'histoire nous est raconté du point de vue de Sybille, celle qu'on surnomme la numéro 2. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Sybille a un caractère bien trempé. Tout au long du roman elle partage avec nous ses petits moments de vie, 

On ne peut pas dire qu'il se passe grand chose dans ce livre mais j'ai trouvé que les thèmes abordés y sont traités avec justesse : la difficulté d'élever ses enfants quand on est une mère célibataire, le vide du père à combler. Et je trouve que le choix de narration rend le tout d'autant plus touchant. Le fait que cela soit raconté du point de vue d'une enfant de 10 ans apporte une certaine fraîcheur. On pourrait penser que ça rend le récit un peu naïf mais pas du tout car le personnage de Sybille est quelqu'un de déjà très mature pour son âge. 

Je connaissais déjà Sylvie Testud actrice, j'ai pris plaisir à découvrir Sylvie Testud romancière et ai plus que hâte de me replonger dans un de ses romans. 

mardi 6 octobre 2015

La promesse d'Odessa - Natacha De Rosnay

----Résumé----

« Elle s’appelait Zinaïda. Une jeune fille bourgeoise au tempérament de feu, née à Saint-Pétersbourg, dans la Russie des tsars. Ce livre est son parcours sentimental, tiraillé entre raison et passion, avec pour toile de fond un pays au bord de la révolution. A la fin de sa vie, dans la maison familiale d’Odessa, au bord de la mer Noire, Zinaïda a demandé à son arrière-arrière-petite-fille d’écrire un jour son histoire. Ma grand-mère, Natacha de Rosnay, a tenu cette promesse. » T. d. R. Natacha de Rosnay nous offre ici son unique roman.






----Mon avis----

J'ai une confession à vous faire ... J'ai plus de 400 livres dans ma PAL et il m'arrive parfois de ne pas savoir quoi lire. Dans ces moments-là, je peux rester de longues minutes à contempler ma bibliothèque sans jamais savoir me décider. Mais heureusement ma fée moufles est là pour m'aider à choisir !

Cette fois-ci c'est tombé sur ce joli roman . La promesse d'Odessa écrit par Natacha De Rosnay qui n'est autre que la grand-mère de Tatiana De Rosnay. C'est l'unique roman de l'auteur et quel roman mes amis.
Dans ce roman, Natacha De Rosnay, rend hommage à son arrière grand mère Zinaïda. A travers la plume de l'auteur nous découvrons une jeune fille passionnée, amoureuse tiraillée entre un amour passionnel et un amour de raison. Elle nous dépeint l'histoire de sa famille dans une Russie au bord de la révolution.

J'ai immédiatement accroché à la plume de Natacha De Rosnay, grâce à elle j'ai voyagé et découvert un pays que je connais au final assez mal. C'est ce genre de roman que j'aime dévorer car au delà de l'histoire d'un personnage c'est aussi l'histoire d'un pays que nous découvrons.  Je suis assez étonnée car quand j'ai cherché à avoir d'autres avis sur ce livre je n'en ai trouvé que trop peu . Et je trouve cela dommage car il s'agit là d'un très joli roman.
Alors n'hésitez pas à vous pencher dessus car croyez moi vous ne le regretterai pas ;-)

vendredi 2 octobre 2015

L'évangile selon pilate - Eric-Emmanuel Schmitt

----Résumé----

Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ? Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre. Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme l'élu de Dieu. Impossible dès lors de fuir la rumeur publique, un cercle de disciples se forme aussitôt et Yechoua, assailli par le vertige, se réfugie dans le désert. Plongeant brusquement en lui-même, il trouve Dieu, puis se met à douter, effrayé par la prétention de son sentiment. Sans signe, sans indice et guidé par sa seule intuition, il décide de "faire le pari", retourne auprès de ceux qui l'ont désigné et accepte - sans jamais le revendiquer - son statut, soupçonnant même ses disciples d'être à l'origine des prétendus miracles qui jalonnent son chemin. Arrêté puis crucifié, il deviendra le pire cauchemar de Pilate, "l'affaire Yechoua", ce cadavre disparu, cette résurrection dont on parle dans les ruelles de Jérusalem.








----Mon avis----

Allez savoir pourquoi Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'admire beaucoup mais dont je n'ai pourtant lu que deux romans : La part de l'autre que j'avais adoré et La secte des égoïstes dont je ne me souviens plus du tout ! Il était donc grand temps que je découvre un autre de ses romans !

L'évangile selon Pilate m'a toujours un peu intriguée. Pourtant le sujet n'est pas un de ceux que j'affectionne particulièrement n'étant pas du tout croyante.Alors me plonger dans un roman qui parle de Jésus très peu pour moi. Mais L'évangile selon Pilate n'est, selon moi, pas un récit comme les autres. L'auteur nous offre ici une sorte de relecture de la Bible. Il nous rapporte les faits de manières assez fidèle sans jamais nous imposer une quelconque vérité. Et c'est ce que j'ai le plus apprécié dans ma lecture je pense. 

Le roman se compose de deux parties : une partie consacrée à Yechoua alors qu'il attend qu'on vienne le chercher nous fait part de sa quête spirituelle et de la raison pour laquelle il se retrouve prisonnier et sur le point d'être exécuté  et une autre consacré à Pilate qui nous fait part de son ressenti concernant l'affaire Yechoua à travers sa correspondance avec son frère Titus.  Pilate est au début réfractaire, il ne croit pas à ce qu'on lui raconte et préfère se faire sa propre idée. Non croyant lorsque nous faisons pour la première fois sa connaissance il va peu à peu s'ouvrir grâce à sa femme Claudia.

J'ai beaucoup aimé ce roman de part sa construction et n'ai pas été apeuré par l'aspect religieux que l'on peut y trouver. Au contraire, j'ai eu l'impression d'apprendre beaucoup de choses. J'avoue cependant avoir trouvé quelques passages longs mais l'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt nous fait oublier cela. Une lecture que je vous conseille si vous avez envie de découvrir d'une autre façon la Bible.

vendredi 18 septembre 2015

Est-ce ainsi que les femmes meurent? - Didier Decoin

----Résumé----

Catherine Kitty Genovese n'aurait pas dû sortir seule ce soir de mars 1964 du bar où elle travaillait, une nuit de grand froid, dans le Queens, à New York. Sa mort a été signalée par un entrefilet dans le journal du lendemain : " Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle. " On arrête peu de temps après le meurtrier, monstre froid et père de famille. Rien de plus. Une fin anonyme pour cette jeune femme drôle et jolie. Mais sait-on que le martyre de Kitty Genovese a duré plus d'une demi-heure, et surtout que trente-huit témoins, bien au chaud derrière leurs fenêtres, ont vu ou entendu la mise à mort ? Aucun n'est intervenu. Qui est le plus coupable ? Le criminel ou l'indifférent ? Récit saisissant de réalisme et réflexion sur la lâcheté humaine, le roman de Didier Decoin se lit dans un frisson.





----Mon avis----

Est-ce ainsi que les femmes meurent ? est une lecture dont Madleen m'avait parlé et qui m'avait immédiatement interpellée.  Une jeune femme se fait assassiner à l'entrée de son immeuble. De nombreux voisins ont été réveillés par du bruit, des cris, certains ont même vu qu'il se passait clairement quelque chose mais personne n'a réagit. Pourquoi ?

Les faits nous sont présentés par un voisin absent la nuit du drame. Ce choix de l'auteur est pour moi une envie de raconter les faits avec une certaine pudeur. Nous sommes en 1964, en plein hiver, les rues sont couvertes de neige, il fait froid et la nuit est tombée depuis bien longtemps. Kitty Genovese rentre chez elle en voiture après une soirée de travail dans le bar qui l'emploi en tant que serveuse. Kitty se gare et fait à peine deux pas quand elle se fait sauvagement agressée. Winston Moseley, l'agresseur, est effrayé par un voisin qui alerté par les cris de la jeune femme le fait fuir. Moseley laisse alors sa victime pour morte après lui avoir asséner deux coups de couteau. Mais il revient quelques minutes après afin de finir ce qu'il avait commencé.

En lisant certaines chroniques, je me suis rendue compte que certains avaient trouvé le style de l'auteur froid mais je n'ai pas du tout eu cette sensation. Même si à de nombreuses reprises il nous relate des scènes assez ignobles j'ai trouvé que cette "froideur" se rapprochait plus d'une certaine pudeur de ne pas en dire trop ou une façon d'être un peu plus brut en quelques mots pour décrire l'horreur. J'ai été évidemment très choquée par l'agression de la jeune femme, écœurée par les scènes qui sont décrites. Pauvre Kitty. Cette jeune femme meurt dans d'atroces souffrances mais surtout dans l'indifférence totale. De nombreux voisins ont entendu quelque chose, se sont téléphoner entre eux mais ont préférer retourné se coucher. Je ne comprenais pas. Pourquoi personne n'a appelé la police? Avaient-ils trop peur?

Une lecture qui pour moi m'a fait réfléchir.Qu'aurions-nous fait dans cette situation? L'auteur pose également la question du véritable coupable. Bien sûr, Moseley est coupable de ce crime atroce mais les témoins de ce drame n'ont-ils pas eux aussi une certaine responsabilité dans ce qui est arrivé à Kitty ? L'issue aurait été évidemment différente si le premier voisin - celui qui a fait fuir Moseley - avait appelé la police.

Je ne peux pas dire que ce fut une lecture agréable mais j'ai apprécié ce que j'ai lu et ai apprécié découvrir la plume de Didier Decoin avec ce roman. Ce roman a été adapté au cinéma sous le titre 38 témoins, j'ai regardé la bande annonce mais je ne pense pas que je regarderai le film.

mardi 15 septembre 2015

Tom, petit Tom, Tout petit homme,Tom - Barbara Constantine

----Résumé----

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là…

----Mon avis----

Il y a des auteurs que vous découvrez un peu par hasard et pour lesquels vous avez une tendresse particulière. C'est le cas avec Barbara Constantine que j'ai découvert il y a bientôt un an avec A méli sans mélo . Une lecture tout simple mais qui m'avait fait un effet boeuf.
Et ce fut exactement la même chose avec ce roman. Vous savez c'est ce genre de lecture que vous dévorez comme un petit bonbon, ça vous fait du bien, vous fait sourire. Des histoires simples avec des gens simples et c'est ce que j'aime le plus dans mes lectures. 

Tom est un petit garçon de 11 ans, qui vit seul avec sa jeune maman de 25 ans . Faute de moyens ils vivent dans un mobile-home et pour s'en sortir et pouvoir manger Tom chaparde dans le jardin des voisins. Un soir alors qu'il cherche à se servir dans un nouveau jardin, il tombe sur Madeleine couchée par terre au milieu de ses choux avec l'impossibilité de se relever. Tom va l'aider et ainsi va naître entre eux une très belle amitié.

Dans A méli sans mélo, j'avais noté dans l'écriture de Barbara Constantine une certaine légèreté, une facilité à nous conter l'histoire de personnes vraies et sincères. Des personnes que l'on pourrait côtoyer. J'ai ressenti la même chose avec ce roman et je me suis dit "bon dieu que ça fait du bien!" . Alors c'est vrai que le style est un peu familier mais cela ne m'a pas gêné, je l'ai trouvé d'autant plus sincère. 
J'ai été profondément touchée par ce petit garçon qui a grandi trop vite. Un petit garçon qui tient le rôle d'homme de la maison. Il veille sur sa mère, l'aide dans ses devoirs. Joss est une jeune fille que j'ai senti perdue. Devenue Maman trop tôt, elle préfère bien souvent sortir et retrouver ses copines laissant Tom tout seul. C'est un personnage qui semble de prime abord vulgaire mais auquel on s'attache tout de même tant on sent qu'elle a envie de changer. Une palette de personnages très attachants chacun à leur manière.

Un live qui se lit rapidement, léger, touchant et avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture. Et je ne manquerai pas de lire un autre Barbara Constantine très rapidement ! 

vendredi 4 septembre 2015

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

----Résumé----

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.



----Mon avis----

Un roman tout simple, qui se lit vite et qui fait du bien ! Des fois je n'en demande pas plus , du moment que le livre me procure de belles émotions, que j'arrive à me mettre dans la peau du personnage principal cela me suffit et c'est ce qui s'est passé avec La liste de mes envies . Une jolie lecture et surtout une jolie découverte de la plume de Grégoire Delacourt que je ne connaissais pas du tout.

C'est un roman qui m'a fait du bien car il met en scène une madame tout le monde à laquelle il est très facile de s'identifier. Jocelyne dit Jo, vit à Arras où elle tient une petite mercerie. Elle n'a pas forcément la vie dont elle rêvait mais elle s'en contente. On découvre alors son quotidien, sa mercerie qui n'attire pas les foules, le blog qu'elle tient et dans lequel elle partage ses créations. Une vie banale en somme . Jusqu'au jour où Jocelyne sur les conseils de ses voisines elle va jouer et gagner au loto et pas une petite somme, non mais une cagnotte de 18 547 301 € ! Mais que faire d'une telle somme? Comment régiriez-vous si du jour au lendemain vous gagnez autant ? Ne sachant pas quoi faire de cette somme Jo décide de dresser une liste de ses envies avant d'encaisser le chèque.

A travers son roman, Grégoire Delacourt nous pousse à réfléchir sur la place de l'argent dans notre vie, sur son importance. Grâce à se petite liste, Jocelyne va vite se rendre compte que ce dont elle a réellement besoin elle l'a déjà . Le bonheur ne se trouve t-il pas dans les petits bonheurs du quotidien? Il y a besoin et désir - deux choses qui pour moi sont bien différentes - et il faut bien faire attention à ne pas se laisser griser par autant d'argent .

Jocelyne est le personnage qui m'a le plus plu dans ce roman et je pense que c'est du au fait que l'auteur a vraiment réussi à se mettre dans la peau de Jocelyne afin de nous décrire au plus juste ce qu'une femme peut ressentir.Bon, parfois je n'ai pas toujours compris ses réactions . Notamment, le fait qu'elle n'ait pas voulu mettre au courant de suite son mari. Avait-elle peur de quelque chose? N'avait-elle pas confiance en lui assez pour le mettre au courant?

Je n'en dirai pas plus pour éviter d'en dire trop mais sachez que c'est un roman que j'ai aimé et que je vous recommande chaudement. De plus ce fut une première rencontre réussie avec la plume de Grégoire Delacourt qui ne sera sans doute pas la dernière ! J'ai aimé son écriture, remplie de sagesse, qui ne se contente pas uniquement de nous exposer des faits mais nous pousse à réfléchir .