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vendredi 15 juillet 2016

Les Derniers jours de Rabbit Hayes - Anna McPartlin

-----Résumé-----


Quand Mia, que l’on surnomme affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre, même si elle refuse de l’accepter, tout comme ses proches qui assistent, impuissants, au déclin de leur fille, sœur, mère ou amie. Tous sont présents à ses côtés pour la soutenir : Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant ; Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille ; Marjorie, sa meilleure amie et confidente ; et enfin Juliet, sa fille de 12 ans, qu’elle élève seule. À mesure que les jours passent et que l’espoir de sauver Rabbit s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont se construire sans cette femme qui leur a tant apporté. Rabbit est au cœur de ce petit groupe et des préoccupations de chacun de ses membres. Si elle a perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Et Rabbit a quelques idées bien particulières pour leur faciliter la tâche. Mais très peu de temps pour les mettre en œuvre...


-----Mon avis-----

Un livre dont j'entendais beaucoup parlé depuis quelques temps mais que je n'osais pas lire au vu du thème. J'ai vraiment beaucoup de mal habituellement avec les livres qui traitent de thème tels que la maladie, la mort, la fin de vie... Et pour cause, j'ai vécu tout ça il y a quelques années avec la maladie de mon père qui est décédé il y a bientôt 4 ans maintenant. Quand je lis, j'ai besoin de penser à autre chose, de m'évader alors lire des choses qui m'ont fait tant de mal, non... Et pourtant j'ai voulu donné une chance à ce livre... Et j'ai bien fait.

J'ai bien fait car ce livre est véritablement une petite pépite. Malgré la difficulté du thème, malgré cette épée de Damoclès présente en permanence et intensifiée avec le décompte des jours il y a cette petite note d'espoir. Une famille qui se bat pour combattre l'inévitable, une famille qui se serre les coudes malgré les incompréhensions et les divergences d'opinions. Une famille unie autour de Rabbit et aussi de Juliette. Dans ce livre je n'ai ressenti aucun pathos non, j'ai ressenti de l'amour surtout.
Je me suis énormément attachée à cette petite famille qui tente malgré tout de continuer à vivre.

J'ai fini le roman en pleurs, la fin on s'en doute dès le départ mais il n'empêche que comme la famille de Rabbit Hayes on espère un miracle et quand la fin vient il nous est également difficile de tourner la page. Les adieux sont difficiles ... Je me suis revue 4 ans auparavant et les larmes ont coulées. Cela m'arrive rarement de pleurer en lisant, je suis sensible de nature mais bizarrement quand je lis j'arrive à me détacher mais là je n'ai pu faire autrement ...

Un joli coup de donc que je vous recommande chaudement !

mardi 3 mai 2016

D'après une histoire vraie - Delphine De Vigan

-----Résumé-----

"Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser."

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d'une époque fascinée par le Vrai.



-----Mon avis-----

Delphine De Vigan est l'une de mes auteurs préférés , auteur que j'ai découvert il y a quelques années avec No et moi qui m'avait beaucoup émue mais la véritable claque est venue avec Rien ne s'oppose à la nuit , après la lecture de ce livre je ne pensais pas qu'elle pouvait faire encore plus fort mais ça c'était avant que je ne mette le nez dans D'après une histoire vraie, son nouveau roman paru en août 2015 pour la rentrée littéraire. 

Après avoir lu les dernières lignes du roman, je me suis tout de suite demandé si j'allais vous faire une chronique complète et je crois que la réponse est non ...
Non je ne ferai pas de chronique complète car je crois qu'il faut que vous plongiez dans ce roman sans ne rien savoir. J'ai bien peur que l'avis de telle ou telle personne ne vous induise en erreur et j'ai bien peur qu'en vous donnant mon avis je n'en dévoile de trop.

D'après une histoire vraie c'est ce genre de roman qui vous retourne le cerveau et auquel vous pensez encore une fois le bouquin refermé. L'auteur a vraiment frappé un grand coup avec celui-ci et je lui tire mon chapeau! Si vous ne l'avez pas encore lu : foncez , vous ne serez pas déçu !

mardi 26 avril 2016

Brooklyn - Colm Tòibìn

-----Résumé-----

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.




-----Mon avis-----

Un livre sur lequel je ne m'étais jamais vraiment retournée, j'en avais entendu parler de nombreuses fois mais il ne m'avait jusque là pas attiré assez pour que fasse le pas de me le procurer. Il a fallut que je vois la bande annonce du film pour me souvenir de ce livre et pour que ma curiosité soit enfin piquée. Une bonne découverte pour moi qui ne connaissait pas du tout la plume de l'auteur.

Nous sommes dans les années 50 dans une petite ville d'Irlande appelée Enniscorthy où vit la jeune Eilis. Son diplôme en poche, Eilis cherche du travail mais peine à en trouver comme tous les jeunes de sa génération. Grâce au père Flood, elle se voit offrir un job de vendeuse dans un grand magasin de Brooklyn mais hésite car elle ne se voit pas partir si loin de sa ville natale et de sa famille. Pourtant, sa grande soeur Rose va la pousser et Eilis va enfin accepter même si l'on sent très nettement que cela ne l'enchante pas vraiment.
Après une traversée quelque peu difficile, Eilis débarque enfin à Brooklyn, cette ville dont elle ne connaît rien. Les premiers temps vont être difficile pour elle mais peu à peu elle va finir par s'habituer à ce grand changement dans sa vie et le mal du pays qui la tenaillait tant va peu à peu disparaître. Eilis trouve enfin sa place, aime son travail et fait de nouvelles connaissances. Mais un évènement dramatique va l'obliger à revenir en Irlande bouleversant ainsi tous ses projets d'avenir.

Ce roman pour moi fut une très belle lecture. J'ai adoré suivre le cheminement d'Eilis et n'ai pu m'empêcher de m'attacher à elle . Le roman est très calme, il n'y a pas beaucoup d'actions mais on prend plaisir à suivre l'évolution d'Eilis. La seule chose que je regrette dans ce roman - et bien que je me sois attaché à elle - j'ai trouvé qu'Eilis ne s'affirmait pas assez. J'ai eu l'impression tout au long de ma lecture qu'elle ne faisait que suivre le mouvement sans réellement imposer son avis. Par exemple au début, on le voit très nettement elle ne veut pas quitter l'Irlande mais pour faire plaisir à sa soeur elle se force et accepte. Elle ne prend pas de réelle décision et l'on sent que son coeur sera toujours partagé entre l'Irlande et les États-Unis. J'aurai aimé qu'elle fasse un vrai choix .

Après avoir refermé le livre , j'ai hâte de voir enfin le film. La bande annonce m'a vraiment donné envie et maintenant que je connais l'histoire j'ai envie de voir comment cela a été retranscrit à l'écran! Et j'ai également hâte de pouvoir découvrir d'autres romans de l'auteur car j'ai vraiment apprécié sa plume qui décrit avec réalisme les émotions de ses personnages.

vendredi 22 avril 2016

Bilqiss - Saphia Azzeddine

-----Résumé----


« Vous priez encore Dieu ? – Bien sûr. Pourquoi ne le ferais-je pas ? – Eh bien, il me semble qu’Il vous a abandonnée ces derniers temps. – Allah ne m’a jamais abandonnée, c’est nous qui L’avons semé. » Bilqiss est l’héroïne de ce roman : c’est une femme indocile dans un pays où il vaut mieux être n’importe quoi d’autre et si possible un volatile. On l’a jugée, on l’a condamnée, on va la lapider. Qui lui lancera la première pierre ? Qui du juge au désir enfoui ou de la reporter américaine aux belles intentions lui ôtera la vie ? Le roman puissant de Saphia Azzeddine est l’histoire d’une femme, frondeuse et libre, qui se réapproprie Allah.


-----Mon avis-----

Dans un pays qui n'est jamais cité - mais dont on devine lequel il pourrait être - Bilqiss attend son jugement au fond de sa cellule. Parce qu'elle a lancé l'appel à la prière elle est condamnée à la pire sentence qui soit : la lapidation sur la place publique. Le peuple veut sa mort mais le procès traine en longueur car le juge ne cesse de reculer le jugement final, espérant ainsi que Bilqiss demande pardon . Ce qu'elle ne fera pas bien sûr car Bilqiss est une femme forte, insoumise et elle veut qu'on l'entende.

Bilqiss c'est cette voix qui s'élève pour toutes ces femmes qui ne peuvent parler ni se défendre contre ces hommes qui ne voient en elles que des pécheresses.
Elle veut se réapproprier son Dieu qui a été sali par tous ces fous qui dirigent à présent son pays. Leur Dieu, comme elle le dit à de nombreuses reprises, n'est pas le sien et elle refuse de se plier à l'absurdité des lois islamiques .
"Le juge me demanda si j’avais quelque chose à répondre. Cette fois, oui, j’avais quelque chose à dire.
« Je suis bien d’accord avec vous, votre honneur, il faut tuer le mal à la source. Donc, si à mon tour j’accumule tous les interdits qu’une femme traîne avec elle à cause de ce que ça provoque dans le slip des hommes, alors oui, il faut tuer le mal à la source ! La source doit même être massacrée. Guillotinée. Décimée. Brisée. Broyée. Hachée. Tranchée. Exterminée. »
Les nigauds prirent quelques secondes avant d’identifier la source dont je parlais, puis d’un mouvement commun, probablement inconscient, ils croisèrent les uns après les autres leurs jambes pour mettre à l’abris leur très controversé pénis."

A la voix de Bilqiss se mêle également celle du juge qui au contact de Bilqiss va remettre en cause ses idéaux et tomber peu à peu amoureux d'elle et puis il y a Léandra, jeune journaliste américaine , touchée par l'histoire de Bilqiss et qui va tenté de l'aider.

Ce roman est une véritable réflexion sur la religion , sur la façon dont celle-ci est pratiquée par des gens qui au final n'y comprennent rien et qui prétendent au nom d'un Dieu être supérieur aux femmes. Mais c'est aussi un magnifique roman sur la foi intérieure, sur le fait de vivre et pratiquer sa religion pour soi.
Un personnage inspirant portée par une plume qui ne peut vous laisser insensibles!
Je ne connaissais pas du tout Saphia Azzeddine mais je suis ravie d'avoir pu la découvrir avec ce roman !

mardi 12 avril 2016

L'Arrière-saison - Philippe Besson

----Résumé----

Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de Cape Cod.



----Mon avis----

La quatrième de couverture m'a tout de suite donné envie tant je trouvé le point de départ du livre original. En effet, l'auteur s'est basé sur un tableau d'Edward Hooper - Noctambules - et plus précisément sur les trois personnages au bar pour créer son histoire.

Il a ainsi donné vie à ses personnages en leur donnant un passé et une palette d'émotions. Il y a Louise, la magnifique Louise en robe rouge, actrice ratée mais qui rencontre un franc succès avec ses pièces de théâtre. Il y a aussi Stephen, un fantôme du passé de Louise qui revient la hanter, ils ont vécu une histoire d'amour avant que Stephen ne la quitte pour une autre dont il est divorcé aujourd'hui. Et puis, ce jeune homme blond derrière le bar, c'est Ben. C'est grâce à lui que nous apprenons à connaître ces personnages qui sont au comptoir. Grâce à Ben, nous plongeons dans le passé de ces personnes. Il est le témoin des retrouvailles de ses deux anciens amants. Un huis-clos qui nous tiens en haleine tant on veut connaître le fin mot de l'histoire. 

Un lecture assez sympathique et originale selon moi mais qui n'a pas été un coup de coeur. J'ai été ravie de retrouver la plume de Philippe Besson que j'avais découvert il y a 4/5 ans avec Se résoudre aux adieux qui là avait été un véritable coup de coeur car cela avait tellement résonné en moi à l'époque où je l'avais lu. Une écriture simple mais qui va à l'essentiel et c'est ce que j'aime. Hâte cependant de découvrir d'autres livres de l'auteur, j'en ai encore un de lui dans ma PAL et je pense que je le lirai assez rapidement!

vendredi 8 avril 2016

Il y a longtemps que je t'aime - Philippe Claudel

----Résumé----


Il me semble souvent que j’écris des romans comme le ferait un cinéaste, et j’ai eu le sentiment très net de réaliser mon film, Il y a longtemps que je t’aime, comme un écrivain compose un roman. Une fois le tournage passé, une fois le film achevé, je n’en avais pas fini avec l’aventure. Le désir de la réexplorer avec le recul, et avec les mots – ceux de l’écrivain ? ceux du cinéaste ? –, s’est alors imposé. J’ai songé aux décors, aux comédiennes, aux techniciens, au cadre, aux figurants […]. Bref, j’ai tenté de constituer un making of d’un genre particulier qui ferait comprendre la double nature qui est la mienne. Et il me semble aujourd’hui, grâce à ce petit livre qui peut se lire aussi comme une autobiographie fragmentée, tendre encore davantage la corde sur laquelle j’essaie de cheminer, depuis longtemps déjà. P. C.



----Mon avis----

Ce petit livre est dans ma PAL depuis 2011 je crois. Ayant lu "Les âmes grises" il n'y a pas longtemps j'avais envie de découvrir un autre roman de l'auteur. Je me suis donc jetée sur celui là!
Mais ce n'est pas véritablement un roman que nous découvrons, plutôt un making of du film réalisé par l'auteur en 2008.

Le livre est donc divisé en deux parties :

Une première partie sous forme de glossaire dans lequel l'auteur revient sur la conception du film , du choix des acteurs, des émotions et thèmes qu'il voulait développer dans son film. Mais il ne fait pas que ça il nous parle aussi de ce qui lui a ressenti, des réflexions qu'il a pu se faire une fois le film tourné etc. C'est donc un véritable petit making of que Philippe Claudel nous offre et j'ai trouvé ça très intéressant. Un très beau cadeau en somme de découvrir la naissance d'un projet. 

La deuxième partie du livre est tout simplement le scénario du film dans sa dernière version avant que ne commence le tournage. Un scénario qui nous permet donc de découvrir l'histoire de Juliette et Léa, deux soeurs séparées durant des années suite à un drame survenu dans la vie de Juliette.
Nous faisons donc la connaissance de deux soeurs qui doivent réapprendre à vivre à deux - Léa héberge sa soeur le temps que celle-ci retrouve une stabilité - à se redécouvrir malgré le silence, le mutisme de Juliette , les années d'absence, les non-dits... Peu à peu le personnage de Juliette s'ouvre enfin et se déleste d'un poids qu'elle porte depuis longtemps. La dernière scène m'a tout simplement mis les larmes aux yeux...

Je n'ai jamais vu le film donc ça a été assez spécial de le découvrir ainsi. Mais je trouve que cette approche n'est pas plus mal pour une fois si jamais je décide de regarder le film. Je saurais déjà où l'auteur a voulu nous emmener.
C'est donc le deuxième Philippe Claudel que je lis donc, et je peux vous dire que je tombe petit à petit amoureuse de sa plume. Dans le scénario, j'ai senti toute une palette d'émotions, je n'imagine pas ce que ça doit être dans le film. Je connais Philippe Claudel, auteur. Il ne me reste plus qu'à découvrir Philippe Claudel, cinéaste. 

mardi 8 décembre 2015

Chroniques de San Francisco - Armistead Maupin

----Résumé----

Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du "beau volcan". Elle plante son camp au 28 Barbary Lane, un refuge pour "chats errants". Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en matriarche sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, rédactrice publicitaire, son colocataire Michael, chômeur et disciple de "l'amour interdit" et le beau Brian Hawkins, coureur de jupons insatiable.










 ----Mon avis----

Chroniques de San Francisco fait parti de ces livres que j'avais très envie de découvrir depuis des années sans jamais sauté le pas. C'est en voyant la chronique de Lilie que je me suis enfin décidée à le sortir de ma PAL. 

Nous faisons la connaissance au début du roman de Mary Ann, 25 ans qui vient de quitter son Cleveland natal pour venir s'installer à San Francisco. Au départ, elle a un peu de mal à se faire à cette nouvelle vie dans cette nouvelle ville tant il lui semble que tout va très vite à San Francisco. Mais peu à peu grâce à ces nouveaux voisins Mary Ann fini par trouver sa place 


J'ai très vite accroché à l'histoire et j'ai ce petit regret de ne m'être pas plongé plus rapidement dans ce roman. Autour de Mary Ann gravitent tout un panel de personnages haut en couleur et c'est qui fait pour moi le charme de ce roman. Le fait que l'on passe d'un personnage à l'autre sans véritable transitions ne m'a pas forcément gênée. Au contraire, j'ai trouvé que cela donné une certaine dynamique au roman. 

Les personnages sont attachants ( mention spéciale pour Mona et Michael, leur amitié m'a énormément touchée ) et j'adore ce genre de roman où le destin des personnages s'entremêle et où tout le monde se connaît. Je pense même que c'est l'un des points qui m'a le plus plu dans ce roman. 
J'ai notamment beaucoup aimé le cadre du roman; le San Francisco des années 70 , ces années d’insouciances, d'excès...

Bref, un roman que j'ai dévoré et j'ai vraiment hâte de découvrir le tome 2 que je compte très vite lire ! 
 

vendredi 27 novembre 2015

Long week-end - Joyce Maynard

----Résumé----


Une chaleur caniculaire règne sur la côte Est en ce début de week-end du Labor Day. À treize ans, Henry vit avec sa mère, aimerait améliorer son base-ball et commence à être obsédé par les filles. Rien que de très ordinaire en somme, sauf que sa mère, elle, ne l'est pas. Encore jeune et jolie, Adele vit pratiquement recluse depuis son divorce. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils au centre commercial. Planté devant le présentoir des magazines où il essaye de feuilleter "Playboy", Henry se heurte à Frank, ou plutôt Frank s'impose à Henry. Taulard en cavale, Frank leur demande discrètement de le conduire chez eux ! Commence alors pour tous les trois un week-end hors du temps qui bouleversera leur vie à jamais...









----Mon avis----

Il y a peut-être un an de ça, j'ai vu au cinéma la bande annonce du film et je l'avais trouvé vraiment magnifique. Je me suis renseignée et ai découvert que c'était adapté d'un roman et écrit par une auteur que j'avais vraiment très envie de découvrir ! Je me suis donc procurée le livre en VO . Bien évidemment il est resté très longtemps dans ma PAL et quand j'ai voulu l'en sortir je n'avais plus trop envie de lire en VO, je l'ai donc racheté en VF ( oui je suis une fille indécise ) .

Henry a 13 ans et vit seul avec sa mère . Quelques jours avant la rentrée il arrive enfin à faire sortir sa mère pour faire les courses, chose qui arrive très rarement car Adèle est devenue quelqu'un de renfermée et ne sort que très rarement depuis son divorce . Alors qu'il feuillette des magazines, Henry est abordé par Franck, prisonnier en cavale, qui va lui demander de lui rendre service en le conduisant chez lui avec sa mère.  Commence alors pour Henry et sa mère un long-week end qui va tout simplement bouleverser leur vie. 

Première fois que je découvre la plume de Joyce Maynard et j'ai vraiment été emporté par l'histoire. A travers Long week-end l'auteur nous offre un huit-clos passionnant. On s'attache très vite aux personnages et à l'histoire. J'ai été touchée par l'histoire d'Adèle et Franck, on sent dès le départ la tension qu'il y a entre eux deux. C'est troublant, émouvant... J'ai aimé la relation entre Adèle et son fils, on sent Henry très protecteur vis à vis de sa mère...  Bref, des personnages vraiment touchant qui rendent l'histoire terriblement bouleversante.

Je n'ai pas réussi à lâcher le roman tant je voulais savoir comment tout ça aller se finir, j'avais également l'impression d'être moi aussi coupé du monde. On évolue en même temps que les personnages et j'ai apprécié ce point là. J'ai également apprécié l'histoire en filigrane, le fait d'en apprendre un peu plus sur Adèle pour comprendre pourquoi elle s'est peu à peu renfermée sur elle. J'ai trouvé l'histoire de Franck touchante , c'est d'ailleurs un des personnages qui m'a le plus surprise car il n'est pas du tout celui qu'on croit. 

Un très beau roman pour moi, une très jolie découverte et je n'en resterai sans doute pas là avec Joyce Maynard !

mardi 24 novembre 2015

Les terres saintes - Amanda Sthers

----Résumé----

Saviez-vous qu'en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes ? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. […] David, le fils d'Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d'Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir un chagrin d'amour. Et enfin son ex-femme, qui se découvre un cancer et revisite leur histoire d'amour et ses zones d'ombre. C'est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du cœur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu'on n'a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. A.S.









----Mon avis----

Il y a peu de temps, j'ai eu ce qu'on appelle un véritable coup de foudre littéraire pour Amanda Sthers que j'ai découvert avec son roman Rompre le charme. Et quand j'ai un coup de foudre comme cela, il me faut très rapidement lire d'autres romans de l'auteur. C'est donc sans hésitation que j'ai emprunté Les terres saintes à la médiathèque et grand bien m'en a pris car ce fut une fois de plus un véritable coup de .

Les terres saintes c'est d'abord un roman épistolaire, un genre que j'aime plutôt car je trouve bizarrement qu'on est encore au plus près des personnages en lisant leur correspondance que dans un "simple" roman. Une fois le livre refermé, je me suis fait la réflexion que le choix narratif était un excellent choix et que le roman n'aurait pas été si poignant, drôle, s'il en avait été autrement.
Mais que raconte donc ce roman épistolaire? Les terres saintes c'est avant tout l'histoire d'une famille éparpillée aux quatre coins du globe. Parce que les mots sont si difficile à sortir parfois il est peut-être alors plus facile de se dire les choses de loin et quoi de mieux pour ça que de s'envoyer des lettres ?

Mais c'est aussi une histoire qui parle de religion , d'amitié improbable, d'amour et puis de silence, de ce silence qui s'installe entre les membres d'une famille et qui gâche tout, fait perdre un temps précieux. Ça commence à Tel-Aviv et ça se termine à Paris là où le cœur est véritablement.

Amanda Sthers m'a une fois de plus charmée. Une plume touchante, vraie et un humour terrible même sur des choses délicates mais dit avec tellement de finesse... J'ai refermé le livre et n'avait qu'une envie le relire. Alors n'hésitez pas si vous n'avez pas encore découvert la plume d'Amanda Sthers foncez ! 

mardi 27 octobre 2015

Fais-moi oublier - Brigitte Kernel

----Résumé----

À la mort de Louise, disparue au cours d'un reportage dans un pays en guerre, Léa, sa compagne, se réfugie chez un couple d'amis, affrontant avec eux le deuil, la violence de l'actualité, le revirement des passions...
Peu à peu, l'amitié entre Léa et la narratrice se teinte d'une troublante et irrésistible attirance, tandis que le souvenir de Louise devient de plus en plus douloureux, de plus en plus présent. Que devient le désir quand un drame survient ?







----Mon avis----

J'ai découvert la plume de Brigitte Kernel l'année dernière avec A cause d'un baiser roman pour lequel j'avais vraiment eu un coup de cœur et très vite j'ai voulu découvrir les débuts de l'histoire entre Léa et la narratrice parce que oui , A cause d'un baiser est en réalité la "suite" de Fais-moi oublier

Fais-moi oublier c'est d'abord une magnifique histoire d'amour celle de Léa et Louise, elles s'aiment d'un amour fou et vivent un bonheur absolu mais bientôt ce bonheur vole en éclat lorsque Louise, grande reporter, décède brutalement laissant Louise complètement désarmée. Comment vivre sans sa moitié, comment supporter ces longues journées qui semblent tout simplement mornes depuis le départ de celle qu'elle considérait comme l'amour de sa vie? Touchée en plein cœur par ce drame qui secoue son amie, la narratrice va se montrer très présente pour Léa , et très rapidement ses sentiments vont changer ... Elle va se poser de nombreuses questions sur ce qu'elle ressent, pourquoi est-elle si troublée en présence de Léa , pourquoi se sent elle parfois gênée quand Léa a besoin d'elle ? 

A travers cette jolie histoire est développé le thème du deuil , de la reconstruction mais aussi de la retenue à se laisser aller à une nouvelle histoire d'amour après la perte d'un être cher. J'ai vraiment senti que la narratrice jouait le rôle de "sparadrap" pour Léa, elle lui fait oublier peu à peu la douleur d'avoir perdu l'amour de sa vie jusqu'à lui faire accepter de désirer quelqu'un d'autre. Mais au vu de la fin l'accepte t-elle vraiment ? 

Il n'y a rien à dire, tout comme pour A cause d'un baiser , j'ai eu un véritable coup de cœur pour la plume de l'auteur qui décrit avec justesse tous les sentiments qui tiraillent la narratrice et Léa . Il y a un troisième tome à cette histoire intitulé Dis moi oui et j'ai hâte de le découvrir ! 

vendredi 23 octobre 2015

Rompre le charme - Amanda Sthers

----Résumé----

« Quand j’avais six ans, mon oncle Benoît s’est suicidé. Il était beau. Il était vivant et enfantin parce qu’il était fou aussi. Ma mère a épousé un psychiatre et celui-ci lui a donné trois enfants, mais a échoué à sauver son frère. Juste après, ils ont divorcé et ma mère est morte aussi, morte à mes yeux : Viviane avait presque la même voix, le même visage, le même prénom, les mêmes gestes, mais cette dame qui s’occupait de nous n’était pas ma maman. Je suis mère à mon tour, j’ai des enfants, l’âge de ma mère à cette époque, et mon frère a l’âge de Benoît. Depuis plus d’un an, Benoît hante mes rêves et me dit qu’il a froid. À Madagascar, où ma mère a grandi, c’est le signe que le retournement des morts doit avoir lieu. Il faut sortir le cadavre de son tombeau et procéder à une série de rites afin de faire fuir ce qui n’est pas mort avec lui. Pour éviter que la malédiction s’abatte, que l’histoire se répète, pour rompre le charme. »







----Mon avis----

Depuis que j'ai refermé ce livre, j'y pense souvent. Il a laissé quelque chose en moi . Je crois que je n'ai jamais été happé de cette manière par la plume d'un auteur. Vous savez ce genre de plume qui vous attrape et que qui ne vous laisse aucun répit, elle vous retourne, vous prend aux tripes. Je ne pensais pas du tout ressentir ça pour ce petit livre que j'ai acheté totalement par hasard il y a plus d'un an. Je connaissais l'auteur de nom mais ne m'était jamais penché sur son oeuvre . Première rencontre donc avec Amanda Sthers et croyez moi ça ne sera pas la dernière. J'ai eu un véritable coup de coeur et pour l'histoire et pour la plume de l'auteur. 

Dans ce roman, Amanda Sthers revient sur un drame qui a secoué sa famille. Alors qu'elle n'avait que six ans, son oncle Benoît se suicide. Un suicide qui entraînera selon l'auteur la "mort" de sa mère. Dès lors, c'est comme s'il y avait deux personnes bien distinctes et Amanda ne reconnaît plus cette personne qu'elle appelle Viviane, il y avait Maman il y a maintenant Viviane. Pourtant, elle ressemble étrangement à sa mère. La même façon de s'habiller, les mêmes gestes mais quelque chose s'est éteint en elle et elle n'est plus la que l'ombre d'elle même. 
Elle va alors essayer de comprendre pourquoi, de faire éclater certains secrets de famille pour "rompre" avec ce passé afin que la mort de son oncle cesse de peser sur sa famille, que sa mère puisse enfin être libérer de ce "poids" et redevenir celle qu'elle était. J'ai eu l'impression que l'écriture de ce livre à un peu servi de thérapie à l'auteur. Enfin je l'ai ressenti comme ça.

Bref, une excellent lecture pour moi et je ne regrette pas du tout de ne pas m'être fier aux notes que j'ai pu voir sur le net ! Et j'ai hâte de replonger très rapidement dans un autre roman de l'auteur!

mardi 13 octobre 2015

Gamines - Sylvie Testud

----Résumé----

« - Qu'est-ce que tu faisais dans la chambre de maman ?
- J'ai volé une photo. Une toute petite photo.
- Tu lui ressembles tellement, a dit ma sœur.
J'ai mis la photo dans la poche de mon jean. Je me suis assise dessus pendant trente ans.
- La photo est ressortie de ma poche! j'ai dit à mes sœurs. J'ai vu l'homme de la photo !
- Qui ?
- Celui qui porte le même nom que nous, le même nom que moi. Ce n'est pas une photo, c'est un homme !

J'ai donc un père. Que dois-je faire? Trente ans que je réponds: « Je n'ai pas de père. Je n'ai qu'une photo. » Devant les mines compatissantes, je réponds depuis trente ans : « Je n'ai pas de père, mais je m'en fiche, c'est comme ça. »








----Mon avis----

Gamines fait parti de ces livres que j'ai acheté sur un coup de tête après avoir vu un extrait du film. Mais voilà le livre est resté plus de 4 ans dans ma bibliothèque ... Il était donc temps que je le sorte de sa cachette !
Et j'y ai découvert une très jolie l'histoire.

L'histoire d'une maman célibataire qui élève seule ses trois filles aux caractères bien différents. L'histoire nous est raconté du point de vue de Sybille, celle qu'on surnomme la numéro 2. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Sybille a un caractère bien trempé. Tout au long du roman elle partage avec nous ses petits moments de vie, 

On ne peut pas dire qu'il se passe grand chose dans ce livre mais j'ai trouvé que les thèmes abordés y sont traités avec justesse : la difficulté d'élever ses enfants quand on est une mère célibataire, le vide du père à combler. Et je trouve que le choix de narration rend le tout d'autant plus touchant. Le fait que cela soit raconté du point de vue d'une enfant de 10 ans apporte une certaine fraîcheur. On pourrait penser que ça rend le récit un peu naïf mais pas du tout car le personnage de Sybille est quelqu'un de déjà très mature pour son âge. 

Je connaissais déjà Sylvie Testud actrice, j'ai pris plaisir à découvrir Sylvie Testud romancière et ai plus que hâte de me replonger dans un de ses romans. 

vendredi 2 octobre 2015

L'évangile selon pilate - Eric-Emmanuel Schmitt

----Résumé----

Le Messie a-t-il été reconnu des siens avant de comprendre lui-même son destin ? Autour de Yechoua - mauvais charpentier mais homme au verbe sage - l'étau se resserre. Son cousin, Yohanân le prophète, le reconnaît comme l'élu de Dieu. Impossible dès lors de fuir la rumeur publique, un cercle de disciples se forme aussitôt et Yechoua, assailli par le vertige, se réfugie dans le désert. Plongeant brusquement en lui-même, il trouve Dieu, puis se met à douter, effrayé par la prétention de son sentiment. Sans signe, sans indice et guidé par sa seule intuition, il décide de "faire le pari", retourne auprès de ceux qui l'ont désigné et accepte - sans jamais le revendiquer - son statut, soupçonnant même ses disciples d'être à l'origine des prétendus miracles qui jalonnent son chemin. Arrêté puis crucifié, il deviendra le pire cauchemar de Pilate, "l'affaire Yechoua", ce cadavre disparu, cette résurrection dont on parle dans les ruelles de Jérusalem.








----Mon avis----

Allez savoir pourquoi Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'admire beaucoup mais dont je n'ai pourtant lu que deux romans : La part de l'autre que j'avais adoré et La secte des égoïstes dont je ne me souviens plus du tout ! Il était donc grand temps que je découvre un autre de ses romans !

L'évangile selon Pilate m'a toujours un peu intriguée. Pourtant le sujet n'est pas un de ceux que j'affectionne particulièrement n'étant pas du tout croyante.Alors me plonger dans un roman qui parle de Jésus très peu pour moi. Mais L'évangile selon Pilate n'est, selon moi, pas un récit comme les autres. L'auteur nous offre ici une sorte de relecture de la Bible. Il nous rapporte les faits de manières assez fidèle sans jamais nous imposer une quelconque vérité. Et c'est ce que j'ai le plus apprécié dans ma lecture je pense. 

Le roman se compose de deux parties : une partie consacrée à Yechoua alors qu'il attend qu'on vienne le chercher nous fait part de sa quête spirituelle et de la raison pour laquelle il se retrouve prisonnier et sur le point d'être exécuté  et une autre consacré à Pilate qui nous fait part de son ressenti concernant l'affaire Yechoua à travers sa correspondance avec son frère Titus.  Pilate est au début réfractaire, il ne croit pas à ce qu'on lui raconte et préfère se faire sa propre idée. Non croyant lorsque nous faisons pour la première fois sa connaissance il va peu à peu s'ouvrir grâce à sa femme Claudia.

J'ai beaucoup aimé ce roman de part sa construction et n'ai pas été apeuré par l'aspect religieux que l'on peut y trouver. Au contraire, j'ai eu l'impression d'apprendre beaucoup de choses. J'avoue cependant avoir trouvé quelques passages longs mais l'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt nous fait oublier cela. Une lecture que je vous conseille si vous avez envie de découvrir d'une autre façon la Bible.

mardi 29 septembre 2015

La pluie, avant qu'elle tombe - Jonathan Coe

----Résumé----


Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ? Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti. 







----Mon avis----

Il y a des livres comme ça que vous découvrez un peu par hasard. Sans savoir pourquoi ils vous attirent immédiatement. La pluie, avant qu'elle tombe fait partie de ceux là. Un livre découvert il y a 3/4 ans sur le blog de Margaud Liseuse. Je me souviens avoir lu la chronique et avoir été immédiatement emballée. Non seulement, le résumé me plaisait mais en plus je trouvais la couverture magnifique. Et vous commencez à le savoir sans doute il ne m'en faut pas plus pour craquer. 

Gill vient d'apprendre le décès de sa tante Rosamond. Avant de partir, Rosamond a enregistré son histoire sur cassettes audio. Ces cassettes audios, Rosamond aurait souhaité que Gill les transmettre à Imogen, une jeune fille aveugle qu'elle n'a pas vu depuis quelques années. Mais Imogen reste introuvable, Gil décide donc d'écouter ce témoignage avec ses deux filles. 

A travers 20 photographies soigneusement choisies, Rosamond livre alors son histoire et nous découvrons en même temps que Gill et ses filles , trois générations de femmes. Nous y rencontrons une Rosamond jeune, une petite fille douce, fragile qui s'émerveille de tout et qui voue un véritable culte à sa cousine Béatrix qui m'a parut dès le départ très antipathique.
J'ai été touché par le personnage de Rosamond jeune, on sent que c'est une personne qui donne beaucoup aux autres sans rien recevoir en retour. Elle fait beaucoup de concessions pour les autres mais n'est jamais remerciée.

J'ai été de nombreuses fois touchée par le destin de ces trois femmes que l'on découvre à travers la voix de Rosamond et on se rend compte que ce fameux destin se répète sans cesse, comme s'il était impossible qu'il en soit autrement. Comme si nos choix, nos actions étaient écrits.

Je voulais partager avec vous un passage qui m'a beaucoup touchée, quand je l'ai lu j'ai été attendrie et c'est pour moi l'un des plus beaux passages du roman :

" Je revois Thea fronçant les sourcils en méditant ces paroles, et puis elle a proclamé : "Eh bien moi, j'aime la pluie avant qu'elle tombe." Rebecca s'est contentée de sourire, mais moi j'ai répliqué (de façon assez pédante, je suppose) : "Tu sais, ma chérie, avant qu'elle tombe, ce n'est pas vraiment de la pluie. - Qu'est-ce que c'est alors?" Et j'ai expliqué : " C'est de l'humidité, rien de plus. De l'humidité dans les nuages." Thea a baissé les yeux et s'est de nouveau affairée à trier les galets de la plage : elle en a ramassé deux et s'est mise à les frapper l'un contre l'autre.
Elle semblait trouver plaisir à ce bruit et à ce contact. J'ai continué : "Tu comprends, ça n'existe pas, la pluie, avant qu'elle tombe, sinon ça n'est pas de la pluie."
C'était un peu ridicule de vouloir expliquer ça à une enfant, et je regrettais de m'être lancée là-dedans. Mais Thea ne semblait avoir aucun mal à saisir ce concept - bien au contraire : au bout de quelques instants, elle m'a regardée avec pitié en secouant la tête, comme si c'était éprouvant pour elle de discuter de ces matières avec quelqu'un d'aussi obtus.
" Bien sûr que ça n'existe pas, elle a dit. C'est bien pour ça que c'est ma préférée. Une chose n'a pas besoin d'exister pour rendre les gens heureux, pas vrai?"
Et puis elle a couru dans l'eau avec un sourire jusqu'aux oreilles, ravie que sa logique lui ait valu une si insolente victoire."

Je ne connaissais pas du tout l'auteur et j'ai découvert là une plume touchante, fluide. Grâce au choix de narration, nous faisons défiler les photos en même temps que les années afin de mieux comprendre l'histoire d'Imogen et pourquoi celle-ci est introuvable.
Un livre qui restera très longtemps dans mon esprit je crois, il m'a tout simplement conquise! J'ai hâte de pouvoir découvrir d'autres romans de l'auteur même si j'ai cru comprendre que celui-ci était à part dans son œuvre. Peu importe je suis curieuse :-)

mardi 22 septembre 2015

Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire - Vikas Swarup

----Résumé----

Ram est un jeune gamin des rues qui rêve de devenir quelqu’un. Lorsqu’il remporte la loterie du jeu « Qui veut gagner un milliard de roupies », la production le soupçonne d’escroquerie. Le jeune homme replonge dans l’histoire de sa vie, et au fil de multiples rencontres, il nous apprend que la chance sourit parfois aux plus audacieux…





----Mon avis----

Ce livre a inspiré le film Slumdog Millionnaire, un film que j'avais vraiment adoré. Peu de temps après avoir vu le film j'ai donc noté sur ma Wish-List ce roman et pendant des années il est resté sur cette dernière sans que jamais je ne saute le pas. Au bout d'un moment je me suis dit " allez il est temps de l'acheter " et je peux vous dire que je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt.

Ram Mohamad Thomas est arrêté après avoir gagné au jeu télévisé " Qui veut gagner un milliard de roupies?" Sa victoire est suspecte aux yeux des grandes autorités car Ram n'est qu'un simple serveur de 18 ans. Comment pouvait-il connaître toute les réponses aux questions? A-t-il triché? Avec son avocate, ils visionnent alors l'émission et revoient point par point chaque question afin de prouver son innocence. C'est ainsi que nous plongeons donc dans la vie de Ram à travers les réponses aux questions. 

J'ai vraiment aimé la construction du roman. Le fait que chaque question corresponde à un moment particulier de la vie de Ram. Nous ne suivons pas un ordre chronologique particulier et voyageons souvent entre des souvenirs plus lointains et plus récents de la vie de Ram. Cela aurait pu me gêner mais ce ne fut pas le cas du tout. Certains ont pu se sentir perdus moi je me suis souvent amusé à essayer de deviner quelle serait la question suivante.
Grâce au récit de vie de ce jeune serveur nous découvrons l'Inde avec ses bons comme ses mauvais côtés. J'ai aimé découvrir ce pays que je connais assez mal. On y découvre une Inde entre pauvreté et richesse, Bollywood et ses acteurs ... 

Le personnage de Ram est vraiment très touchant. C'est un jeune homme qui dès sa plus tendre enfance va être confronté à des difficultés. malgré cela il arrive toujours à s'en sortir même si on a cette sensation qu'à chaque fois qu'on sent que la chance lui tend enfin les bras cela tombe à l'eau. Mais Ram a toujours plus d'un tour dans son sac et arrive à rebondir .

Après avoir lu le roman, j'ai voulu revisionner le film et j'ai eu l'impression de voir une toute autre histoire et je vous avoue que le livre a dépassé le film même s'il est pour moi tout aussi bien. Dans le film, le réalisateur a voulu , je pense , tourner l'histoire autour de l'histoire d'amour entre Jamal et Latika , chose qu'il n'y a pas du tout dans le livre même si histoire d'amour il y a mais ce n'est pas le thème central on va dire. Les questions et la trame sont quelque peu différents. A mon sens, il s'agit de deux oeuvres bien distinctes maintenant que j'ai pu me faire une idée sur les deux. Et si je devais ne vous conseiller qu'un seul, je vous conseillerai de lire le livre. 

Je découvrais pour la première fois la plume de Vikas Swarup et j'ai été très vite sous le charme. La plume est fluide, on ne voit pas le temps passer, on va de chapitres en chapitres, avides de savoir comment va s'en sortir Ram et quelles sont les prochaines "aventures" qui l'attendent. J'ai du coup mis les deux autres romans de l'auteur dans ma PAL et j'ai hâte de pouvoir me les procurer !

mardi 15 septembre 2015

Tom, petit Tom, Tout petit homme,Tom - Barbara Constantine

----Résumé----

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là…

----Mon avis----

Il y a des auteurs que vous découvrez un peu par hasard et pour lesquels vous avez une tendresse particulière. C'est le cas avec Barbara Constantine que j'ai découvert il y a bientôt un an avec A méli sans mélo . Une lecture tout simple mais qui m'avait fait un effet boeuf.
Et ce fut exactement la même chose avec ce roman. Vous savez c'est ce genre de lecture que vous dévorez comme un petit bonbon, ça vous fait du bien, vous fait sourire. Des histoires simples avec des gens simples et c'est ce que j'aime le plus dans mes lectures. 

Tom est un petit garçon de 11 ans, qui vit seul avec sa jeune maman de 25 ans . Faute de moyens ils vivent dans un mobile-home et pour s'en sortir et pouvoir manger Tom chaparde dans le jardin des voisins. Un soir alors qu'il cherche à se servir dans un nouveau jardin, il tombe sur Madeleine couchée par terre au milieu de ses choux avec l'impossibilité de se relever. Tom va l'aider et ainsi va naître entre eux une très belle amitié.

Dans A méli sans mélo, j'avais noté dans l'écriture de Barbara Constantine une certaine légèreté, une facilité à nous conter l'histoire de personnes vraies et sincères. Des personnes que l'on pourrait côtoyer. J'ai ressenti la même chose avec ce roman et je me suis dit "bon dieu que ça fait du bien!" . Alors c'est vrai que le style est un peu familier mais cela ne m'a pas gêné, je l'ai trouvé d'autant plus sincère. 
J'ai été profondément touchée par ce petit garçon qui a grandi trop vite. Un petit garçon qui tient le rôle d'homme de la maison. Il veille sur sa mère, l'aide dans ses devoirs. Joss est une jeune fille que j'ai senti perdue. Devenue Maman trop tôt, elle préfère bien souvent sortir et retrouver ses copines laissant Tom tout seul. C'est un personnage qui semble de prime abord vulgaire mais auquel on s'attache tout de même tant on sent qu'elle a envie de changer. Une palette de personnages très attachants chacun à leur manière.

Un live qui se lit rapidement, léger, touchant et avec lequel j'ai passé un très bon moment de lecture. Et je ne manquerai pas de lire un autre Barbara Constantine très rapidement ! 

vendredi 4 septembre 2015

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

----Résumé----

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.



----Mon avis----

Un roman tout simple, qui se lit vite et qui fait du bien ! Des fois je n'en demande pas plus , du moment que le livre me procure de belles émotions, que j'arrive à me mettre dans la peau du personnage principal cela me suffit et c'est ce qui s'est passé avec La liste de mes envies . Une jolie lecture et surtout une jolie découverte de la plume de Grégoire Delacourt que je ne connaissais pas du tout.

C'est un roman qui m'a fait du bien car il met en scène une madame tout le monde à laquelle il est très facile de s'identifier. Jocelyne dit Jo, vit à Arras où elle tient une petite mercerie. Elle n'a pas forcément la vie dont elle rêvait mais elle s'en contente. On découvre alors son quotidien, sa mercerie qui n'attire pas les foules, le blog qu'elle tient et dans lequel elle partage ses créations. Une vie banale en somme . Jusqu'au jour où Jocelyne sur les conseils de ses voisines elle va jouer et gagner au loto et pas une petite somme, non mais une cagnotte de 18 547 301 € ! Mais que faire d'une telle somme? Comment régiriez-vous si du jour au lendemain vous gagnez autant ? Ne sachant pas quoi faire de cette somme Jo décide de dresser une liste de ses envies avant d'encaisser le chèque.

A travers son roman, Grégoire Delacourt nous pousse à réfléchir sur la place de l'argent dans notre vie, sur son importance. Grâce à se petite liste, Jocelyne va vite se rendre compte que ce dont elle a réellement besoin elle l'a déjà . Le bonheur ne se trouve t-il pas dans les petits bonheurs du quotidien? Il y a besoin et désir - deux choses qui pour moi sont bien différentes - et il faut bien faire attention à ne pas se laisser griser par autant d'argent .

Jocelyne est le personnage qui m'a le plus plu dans ce roman et je pense que c'est du au fait que l'auteur a vraiment réussi à se mettre dans la peau de Jocelyne afin de nous décrire au plus juste ce qu'une femme peut ressentir.Bon, parfois je n'ai pas toujours compris ses réactions . Notamment, le fait qu'elle n'ait pas voulu mettre au courant de suite son mari. Avait-elle peur de quelque chose? N'avait-elle pas confiance en lui assez pour le mettre au courant?

Je n'en dirai pas plus pour éviter d'en dire trop mais sachez que c'est un roman que j'ai aimé et que je vous recommande chaudement. De plus ce fut une première rencontre réussie avec la plume de Grégoire Delacourt qui ne sera sans doute pas la dernière ! J'ai aimé son écriture, remplie de sagesse, qui ne se contente pas uniquement de nous exposer des faits mais nous pousse à réfléchir . 

mardi 25 août 2015

Marie d'en haut - Agnès Ledig

----Résumé----

À trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsqu'Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu'il n'est pas le bienvenu.
Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.

Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu ? Le coeur de Marie.









----Mon avis-----

Que dire ... Que dire ... Que dire ... J'ai découvert Agnès Ledig avec Juste avant le bonheur qui avait été tout simplement un coup de . Sur les conseils de ma fée d'amour ( oui encore elle !! mdr ) j'ai piqué Marie d'en haut à ma maman qui l'avait lu et avait moins accroché qu'avec Juste avant le bonheur . J'ai donc eu un peu peur mais je me suis fiée à Madleen , résultat j'ai encore une fois eu un coup de avec Marie d'en haut .

Lors d'une enquête de routine Olivier fait la connaissance de Marie, une jeune fermière au caractère bien trempé. Très vite, Olivier va tomber sous le charme de Marie qui n'est pas en reste non plus. Ces deux là s'apprécient mais n'osent pas se laisser aller à l'amour. Il faut dire que la vie n'a pas toujours été tendre avec eux. Alors ils hésitent, tâtonnent...

Une histoire qui pourrait paraître simple de prime abord et qui pourtant ... Je dis souvent que les choses les plus simples renferment les plus beaux trésors et c'est le sentiment que j'ai eu durant toute ma lecture. Marie d'en haut a un côté beaucoup plus joyeux par rapport à Juste avant le bonheur mais il est néanmoins tout aussi touchant. Les personnages sont attachants et apprennent à se relever l'un l'autre, ils apprennent à se laisser aller au contact de l'autre même si le simple fait de se laisser aller à une histoire d'amour leur fait peur.

Une fois de plus Agnès Ledig a réussi à me toucher, elle nous conte le quotidien des gens simples avec une plume sincère, on a l'impression de connaître, on se sent proche d'eux et on a juste une seule envie : qu'ils soient enfin heureux.
Le paquet de mouchoir n'était pas loin, et comme pendant Juste avant le bonheur j'ai versé ma petite larme. Le signe pour moi d'un roman vrai et sincère. Et ça a fait du bien à mon petit coeur alors merci à Agnès Ledig de nous offrir de si belles émotions ...

vendredi 21 août 2015

Un soir de décembre - Delphine De Vigan

----Résumé----

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive et trompeuse.














----Mon avis----

Delphine De Vigan fait partie de mes auteurs chouchou même si j'avoue avoir été déçue avec Jours sans faim qui ne m'avait pas du tout touchée et que j'avais trouvé "froid"
Avec Un soir de décembre j'ai retrouvé la plume qui m'avait tant plu dans Rien ne s'oppose à la nuit et No et moi. 

Matthieu, 45 ans, a tout pour être heureux : une femme , deux enfants et un premier roman qui rencontre un franc succès. Qui dit roman à succès dit des centaines de lettres de lecteurs qui vous félicitent et vous remercie et parmi ces lettres que Matthieu reçoit tous les jours il trouve celle de Sarah, une femme avec laquelle il a eu une relation passionnelle quelques jours avant son mariage. Une lettre qui va soudain tout remettre en cause chez Matthieu il va se poser mille et une question et sentir naître au creux de son ventre un désir qu'il pensait enfoui.

Un roman que j'ai apprécié, que j'ai trouvé très beau malgré le thème abordé. Un roman qui parle d'amour, de désir.  Une plume magnifique que j'ai aimé retrouvé, une plume qui dépeint tellement bien les sentiments . Bref du De Vigan comme je l'aime :) 

mardi 18 août 2015

Du vent dans mes mollets - Raphaële Moussafir

----Résumé----

Rachel a neuf ans, une institutrice humiliante, des parents vaches et une copine garce. A neuf ans, on est puni quand on donne son avis, on découvre des nouvelles sensations étranges, on expérimente son langage et son corps. rnCette grande petite fille dissèque son monde avec un regard drôle et acerbe dont la maturité étonne, amuse et choque. De fous rires en conflits, elle explore l'impitoyable monde de l'enfance. Un monde qui mène, parfois trop vite, vers celui des adultes...











----Mon avis----

Parce que Rachel s'endort toujours tout habillée avec son cartable sa mère décide de l'envoyer chez la psychologue.
C'est ainsi, au travers des différentes sessions avec la psychologue que nous allons découvrir le quotidien de Rachel âgé de 9 ans et le moins que l'on puisse dire c'est que Rachel n'a pas sa langue dans sa poche.

Pour moi ce qui a fait le charme de ce roman c'est de découvrir à travers le regard de Rachel son quotidien, les personnes qui l'entourent, c'est une petite fille de 9 ans oui mais son avis est tellement emprunt d'une certaine innocence , d'une certaine fraîcheur que ça la rend attachante. 
Et à travers ses avis bien tranchés, nous découvrons aussi tous les petits tracas de l'enfance : la copine qui n'est pas toujours sympa et qui aime bien avoir toujours raison, une maîtresse qui fait du favoritisme , la première confrontation à la mort etc ...

J'avais vu le film il y a quelques temps et il m'avait beaucoup touchée il en fut de même pour le livre donc en aucun cas déçu !