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mercredi 5 octobre 2016

Autant en emporte le vent - Margaret Mitchell


-----Résumé-----

Le roman et le film les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d'exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans 18 langues.
Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession. C'est aussi un roman d'amour dont les héros, Scarlett O'Hara et Rhett Butler, sont entrés à jamais dans la galerie des amants légendaires.



-----Mon avis-----

Début septembre, je me suis enfin décidée à plonger dans ce grand monument de la littérature américaine chose que je désirai faire depuis quelques temps déjà mais j'avais toujours peur de sauter le pas. Peur de passer à côté, de ne pas aimer et de traîner ça mais ce ne fut pas du tout le cas !

J'ai passé quinze jours plongée au coeur de cet univers, emportée par les mots de l'auteur et son histoire et j'ai vraiment eu un pincement au coeur en fermant la dernière partie du roman. Parce qu'en quinze jours on a le temps de s'attacher aux personnages, de les aimer malgré leur caractère et leurs décisions parfois égoïstes, de s'immerger totalement dans cette période cruciale des Etats-Unis. 

Quand on pense à Autant en emporte le vent, bien souvent la première chose à laquelle on pense est l'histoire d'amour entre Rhett et Scarlett et pourtant c'est bien plus que ça. Pour moi Autant en emporte le vent est avant tout un roman où la petite histoire se fond sur la grande, un roman sur la guerre de Sécession et sur tout ce qu'elle a engendré de pertes, de douleurs et de changements.
Cette guerre permet à nos personnages et surtout à Scarlett de grandir, de s'affirmer et de se rendre compte - même si trop tard - de plein de choses.

Bien sûr, il y a eu parfois des moments où j'ai décroché , où j'ai été agacée par certaines choses, mais l'auteur nous reprends vite par la main pour nous emmener là où elle le désire. Je pense pouvoir dire que cette lecture a été un coup de coeur et qu'elle ne m'a pas laissé indifférente. Des semaines après avoir fini ma lecture je me sens encore hanté par l'histoire et les personnages.

A ceux qui hésiteraient à se plonger dans l'univers de Margaret Mitchell, je vous dirai simplement de mettre de côté vos préjugés, votre peur et d'y aller les yeux fermés ! 


vendredi 3 juin 2016

Un long dimanche de fiançailles - Sébastien Japrisot

-----Résumé-----

Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans. À l'autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d'un amour à l'épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l'a perdu. Tout au long de ce qu'on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte.

-----Mon avis-----

Parce qu'elle ne se remet pas de la mort de Manech, l'homme qu'elle aime Mathilde mène l'enquête pour découvrir la vérité car elle sait qu'on ne lui a pas tout dit sur ce fameux soir de janvier 1917 où Manech aurait perdu la vie. Cette quête de vérité mènera Mathlilde aux quatre coins de la France et lui permettra peu à peu de lever le voile grâce aux rencontres qu'elle fait.

J'ai mis un certain temps à sortir ce roman de ma PAL sans savoir véritablement pourquoi - et à vrai dire je ne cherche plus à savoir maintenant :-P - j'avais vaguement le souvenir du film mais je repoussais sans cesse la lecture. Et puis il a fallu que j'en entende parlé à la télé pour que je le lise enfin. Et comme à chaque fois - ou presque - j'ai regretté d'avoir attendu si longtemps. Parce que j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce roman. Je me suis très vite prise au jeu de l'enquête menée par Mathilde tant je voulais savoir moi aussi ce qu'il s'était réellement passé. Au delà d'un roman sur la première guerre mondiale et ses horreurs c'est une très belle histoire d'amour que nous conte ici l'auteur. Un amour si fort que même la mort ne l'éteindra pas. J'ai été touchée par le personnage de Mathilde, jeune femme au caractère bien trempée et qui ne cessera jamais une seule seconde de croire à l'espoir de revoir son Manech. 

Le roman se lit très vite puisqu'il est constitué de nombreuses lettres, lettres envoyées à Mathilde et qui au fil du temps dénoue peu à peu le fil qui nous ramène à ce qui s'est vraiment passé ce fameux soir de janvier 1917.
Je l'ai dévoré en trois jours à peine, je n'arrivais pas à le reposer, je voulais savoir. C'est vraiment rare que ça m'arrive mais là...
Je ne pourrai que vous le recommander, alors n'hésitez vraiment pas !

vendredi 27 mai 2016

L'homme qui m'aimait tout bas - Eric Fottorino

----- Résumé-----

Mon père s'est tué d'une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. J'ai calculé qu'il m'avait adopté trente-huit ans plus tôt, un jour enneigé de février 1970. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m'a donné son nom, m'a transmis sa joie de vivre, ses histoires de soleil, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. En exerçant son métier de kinésithérapeute, il travaillait " à l'ancienne ", ne s'exprimait qu'avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire, mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l'instant ultime où s'affirma sa liberté, sans explication. " Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil ", écrivit un jour Montherlant. Mais il me laissa quand même mes mots à moi, son fils vivant, et ces quelques pages pour lui dire combien je reste encore avec lui.

-----Mon avis----

J'ai découvert Eric Fottorino lorsqu'il était venu présenté son nouveau roman à La grande librairie. Comme à mon habitude après chaque émission quand un auteur me tape dans l'oeil et attise ma curiosité je vais ensuite me renseigner sur ce qu'il a écrit auparavant et c'est comme ça que je suis tombée sur L'homme qui m'aimait tout bas.

Et je dois dire que j'ai été tout de suite charmée par la plume de l'auteur et par ce vibrant hommage à cet homme qu'il aimait si fort. L'auteur avait 10 ans quand Michel Fottorino l'adopte et durant toutes ces années ces deux-là s'aimeront d'un amour filiale. Dans ce roman, Eric Fottorino tente de comprendre pourquoi le 11 mars 2008 son père a décidé de mettre fin à ses jours. Il tente de comprendre en parcourant les derniers instants de son père et revient également sur l'enfant, l'adolescent qu'il était comme si la raison de son geste pouvait se trouver dans ces instants-là.

Pour moi c'est un magnifique hommage tout en pudeur, c'est beau, touchant et surtout porté par une plume sensible mais qui jamais ne tombe dans le mélodrame. Je suis contente d'avoir découvert Eric Fottorino par ce livre-là et je ne compte bien évidemment pas m'arrêter là.  

vendredi 15 avril 2016

De sang-froid - Truman Capote

-----Résumé-----

Il était midi au coeur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l'harmonica. Dick était debout au bord d'une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l'intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d'entre eux ne s'arrêtait pour les auto-stoppeurs... Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l'argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert.



 -----Mon avis-----

Un roman que je souhaitais découvrir depuis quelques années déjà mais comme beaucoup de roman celui-ci me faisait peur.
J'ai toujours cette peur de passer à côté d'un roman quand on parle beaucoup de celui-ci c'est comme ça :-D .
 
Capote s'est inspiré d'un fait divers qui a secoué la petite ville d'Holcomb ( Kansas ) en 1959 : une famille de fermiers respectée est retrouvée assassinée au petit matin. La ville est sous le choc et ne comprend pas ce qui s'est passé. En décidant de rendre compte de ce fait divers, Capote part à la rencontre des auteurs et témoins de ce drame. 

Je suis très vite rentrée dans l'histoire, dès le départ on sait ce qui va se passer et pourtant on reste estomaqué par tant de violence. Grâce à la façon dont sont relayés les faits j'ai vraiment eu l'impression d'être au coeur de l'enquête. Capote va vraiment au fond des choses et nous sommes au plus près de la psychologie des auteurs du drame. J'ai d'ailleurs très rapidement ressenti un certain malaise de me retrouver dans les pas de Perry Smith et Dean Hickok. On est vraiment dans leurs pensées et je me sentais vraiment mal à l'aise. Capote ne nous épargne vraiment rien, un style incisif, journalistique qui ne peut nous laisser indifférents...

Ce fut dans l'ensemble une bonne lecture, je l'ai trouvé glaçante, dérangeante ... Une lecture intéressante malgré quelques longueurs mais que je vous conseille vraiment.